Roland-Garros : Mladenovic, Garcia, Cornet, trois Françaises en 8es de finale pour redorer le blason du tennis tricolore… et enterrer la hache de guerre ?

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COCORICO – Caroline Garcia et Alizé Cornet, toutes deux victorieuses ce samedi, s’affronteront lundi dans un 8e de finale inédit. Avec la qualification de Kristina Mladenovic, c'est la première fois depuis 1994 que trois Françaises atteignent ce stade du tournoi. Mais au-dessus d’elles planera l’ombre des querelles qui ont récemment agité l’équipe de France de Fed Cup.

Le tennis féminin français, c’est un peu Dallas. Des clans, des clashs, des tentatives de réconciliation... Caroline Garcia s’était ainsi retrouvée au centre du feuilleton quand, en avril dernier, après avoir été appelée (contre sa volonté) par Yannick Noah en équipe de France de Fed Cup, elle avait ensuite déclaré forfait à cause d’une blessure au dos. Ses coéquipières avaient alors simultanément tweeté un "LOL" qui valait une déclaration de guerre. 


Parmi elles, Alizé Cornet, sa prochaine adversaire dans ce Roland-Garros, les deux Françaises s’étant qualifiées ce samedi pour les 8es de finale, avec la manière. Voilà qui nous annonce de chaudes retrouvailles ! Surtout que, dans le tableau, figure aussi Kristina Mladenovic, qui avait remporté le tournoi de double avec Garcia l’an passé à Roland-Garros, et qui conserve une rancune tenace contre cette dernière…

Notre relation n'est pas bonneAlizé Cornet

Cornet, elle, avait tenté d’apaiser les choses il y a peu, invitant publiquement Garcia à prendre un café avec elle. Mais ce samedi, elle a rappelé que la situation demeurait tendue : "Nous avons maintenu une relation cordiale, rien de plus. Nous n’avons pas parlé ensemble depuis longtemps... Je crois que notre relation n’est pas bonne, parce qu’elle nous en veut toujours, donc elle n’est pas prête à me reparler. En tout cas, elle ne va pas le faire parce que nous allons jouer l’une contre l’autre. Mais j’espère qu’un jour, elle acceptera. Je serai patiente. Je comprends que toute cette histoire l’ait énervée. J’ai l’esprit ouvert. Alors, ce n’est plus qu’une question de temps pour qu’on se parle sincèrement et sérieusement." Lundi, elles ne parleront donc qu’avec leurs raquettes. Et le ton risque de monter…

Je n'ai pas envie de me vengerCaroline Garcia

Heureusement pour elle, Garcia n’affrontera pas Kristina Mladenovic. D’abord parce que celle-ci, 14e mondiale et actuellement en pleine bourre, aurait été une adversaire autrement plus coriace (elle joue dimanche la tenante du titre Garbiñe Muguruza dans l’autre moitié du tableau). Mais surtout parce que "Kiki" n’aurait pas hésité à envenimer les choses avant le match. "En fait, on a toujours été à l’opposé et on se le disait, même quand on gagnait ensemble. Je suis très autonome, elle est complètement gérée par son père. Je parle six langues, j’ai eu mon Bac, elle a arrêté ses études.  Moi, j’ai plein de centres d’intérêt", avait-elle encore sèchement taclé juste avant le début du tournoi…

L’intéressée a avoué avoir pleuré en découvrant ces déclarations, mais refuse à présent d’en parler. Interrogée ce samedi par LCI concernant Cornet, voici ce qu’elle nous a répondu : "Si vais discuter avec elle avant le match ? Pas du tout ! Elle m’avait envoyé un SMS mais qui ne contenait pas d’excuses. Elle disait même assumer son tweet donc pour moi, ça ne changeait rien. C’est sûr que le contexte rend ce match bizarre mais ça ne me perturbe pas, justement parce qu’on n’est plus proches. Je n’ai pas envie de me venger. Une distance s’est créée, il n’y a plus de lien entre nous. Je lui dirai bonjour avant parce que je suis polie mais c’est tout."

Et le tennis dans tout ça ? "Contre elle, je devrai être bien plus rigoureuse tactiquement que je ne l'ai été jusque-là. Caroline frappe la balle très fort, elle va essayer de me faire voyager (sic). Donc je devrai utiliser toute ma science du jeu, mais ce sera quand même très difficile. Nous avons assez d’expérience pour faire abstraction du reste", a analysé Cornet. Avant que Garcia n'évoque ainsi sa prochaine adversaire : "Je ne l’ai pas vue jouer dans ce Roland-Garros mais je sais que c’est une grande combattante, redoutable, qui se déplace très bien et contre parfaitement les balles. Contrairement à moi, elle est déjà allée aussi loin dans ce tournoi donc elle connaît ce genre de matchs. Sur le papier, c’est très compliqué." Une raison de se réjouir, tout de même : c'est la première fois depuis 1994 que trois Françaises atteignent ce stade du tournoi. Si seulement l’équipe de France de Fed Cup pouvait en profiter…

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