Roland-Garros 2017 : oui oui, Kristina Mladenovic peut aller au bout

Roland-Garros 2017 : oui oui, Kristina Mladenovic peut aller au bout

TENNIS – Kristina Mladenovic affronte ce mardi la Suissesse Timea Bacsinszky en quarts de finale de Roland-Garros. Mais la Française a de bonnes raisons de voir un peu plus loin que le dernier carré. Lindsay Davenport et Sandrine Testud en sont même convaincues.

Kristina Mladenovic a beau n’avoir que 24 ans, elle dégage déjà une aura proche de celles des plus grandes championnes. Ses sept années sur le circuit professionnel y sont pour quelque chose. Ses performances de 2017, notamment sur terre battue, ont ensuite achevé d’en faire une solide outsider de ce Roland-Garros. Et voilà à présent la 14e joueuse mondiale (7e à la Race, le classement de l'année en cours) en quarts de finale, ce mardi, face à la Suissesse Timea Bacsinszky, 31e. Au vu de la partie de tableau dégagée dans laquelle elle se trouve, on se prend donc à rêver du premier triomphe d’une Française Porte d’Auteuil depuis Mary Pierce en 2000. Mais au vu des éliminations des favorites qu’étaient Angelique Kerber ou Venus Williams, on se dit aussi qu’une cruelle désillusion peut arriver à tout moment. Surtout que "Kiki" n’était encore jamais allée aussi loin dans le tournoi. Alors la question est simple : peut-on raisonnablement y croire ?

"Bah ouais ! Kristina est assez intelligente pour ne se projeter qu’au prochain match. Celui contre Bacsinszky ne sera pas une mince affaire parce que la Suissesse peut jouer vraiment très bien et l’embêter. Mais Kristina, si elle se sent bien physiquement, avec le public derrière elle, comme sur les derniers tours, peut arriver à faire la différence", s’enflamme Sandrine Testud. La Française, ancienne n°9 mondiale et quatre fois quart-de-finaliste en Grand Chelem (dont une à Roland-Garros) insiste sur un paramètre fondamental : "Kristina a un jeu très agressif, elle a un énorme punch, un énorme service. Physiquement, elle a énormément travaillé. Forcément, ça paye aujourd’hui. Dans la tête, elle a confiance en elle maintenant. Elle sait qu’elle est capable de tout faire et surtout de battre n’importe qui."

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Mladenovic a un avantage sur les autres : elle a la foule, l’énergie des gens, et elle sait comment l’utiliser- Lindsay Davenport

Elle aussi croisée dans les allées et interrogée par nos soins, l’Américaine Lindsay Davenport, ex-n°1 mondiale, souligne un autre facteur incitant à l’optimisme : "Les huit qui sont là peuvent l’emporter. Mais je pense quand même que Mladenovic a un avantage sur les autres : elle a la foule, l’énergie des gens, et elle sait comment l’utiliser. C’était étrange de la voir entrer sur le court, avoir 15.000 personnes qui hurlent et chantent pour elle, et ne pas ressentir de pression. Elle n’en a pas peur, elle l’embrasse. C’est toujours une dure bataille de jouer à la maison. Maintenant, je dois aussi dire que c’est Halep qui m’a semblé la meilleure jusqu’ici…" La Roumaine pourrait croiser "Kiki" en finale, si la logique sportive reprend ses droits.

Mais sur ce point, Sandrine Testud n’est franchement pas d’accord : "Halep n’a jamais gagné de Grand Chelem donc j’espère que Kristina vise plus haut que Halep, s’offusque-t-elle presque. C’est-à-dire que je crois que Kristina a le tennis et le physique pour aller chercher un titre du Grand Chelem, voire plusieurs. Il faut que ce soit ici la première fois. Elle est en quarts ! Elle va essayer de tout mettre en place mais, on le sait bien, c’est dans la tête après que ça va se jouer. J’ai l’impression qu’elle a de plus en plus conscience qu’elle peut gagner un gros tournoi. En avoir conscience, c’est le plus important. En plus, elle a eu l’énergie d’aller aussi loin en jouant le double à côté. Elle en pleine forme. On récupère vite à cet âge-là (rires)."

Je crois toujours en moi- Kristina Mladenovic

Les deux anciennes joueuses sont toutefois d’accord sur un point : elle a toutes les armes pour éliminer Timea Bacsinszky ce mardi. "C’est amusant, j’ai joué contre la Suissesse il y a deux ans. Elle avait un poignet douloureux. J’ai constaté que ce n’est plus le cas. Contre Venus (Williams), elle a magnifiquement joué et a montré un courage incroyable. On a vu sa force mentale, et aussi sa capacité à défendre. On voit qu’elle aime beaucoup ça. Mais elle aura la foule contre elle pour la première fois depuis le début du tournoi. Elle va avoir besoin de temps pour s’y habituer", anticipe ainsi Lindsay Davenport, du haut de ses six victoires en Grand Chelem.

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Kristina Mladenovic, en tout cas, y croit dur comme fer et ne s’en cache pas. "Pour moi, chaque jour ici est un nouveau challenge, nous disait-elle dimanche après avoir bouté la tenante du titre, Garbine Muguruza, hors du tournoi. Je crois toujours en moi. Je crois toujours que je suis mentalement assez forte pour au moins jouer mon meilleur tennis ici et ne pas avoir de regrets en quittant le court. Les regrets à cause de l’atmosphère, la pression, vous font vous sentir faible. Donc oui, je crois en moi, je crois au fait que je vais tout donner. Les résultats, après, ne dépendent pas que de moi. Vous savez, ce n’est qu’un jeu. Et c’est chouette de se battre pour trouver un élan. J'aime vraiment beaucoup ça." Et c’est connu : quand on aime on ne compte pas. On dira juste qu’il reste trois matchs.

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