Roland-Garros : Irena Pavlovic, l’atypique

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Irena Pavlovic est une des rares Françaises rescapées du premier tour des qualifications. Une performance qu'elle doit à un changement radical de préparation, passé entre l'Australie, la Corée du Sud et le Japon.

Un spécimen rare. Sur le court n° 6, jeudi, une Française tape revers et coups droits des deux mains. Ce n’est pas Marion Bartoli, jeune retraitée mais Irena Pavlovic, 25 ans. "Je suis une survivor du jeu à deux mains", rigole cette fan de Monica Seles. Irena, originaire des Balkans comme son idole, a passé avec succès le premier tour des qualifications face à une Russe pourtant mieux classée qu’elle.

Une belle satisfaction, après avoir attendu en vain de jouer mercredi. "A cause de la pluie, on n’a pas eu l’opportunité de s’entraîner avant. J’ai été un peu jetée dans l’arène aujourd’hui [mercredi]", explique la 197e joueuse mondiale, professionnelle depuis déjà dix ans. Vainqueur de quatre tournois sur le circuit secondaire, cette fille de joueur professionnel de basket, n’a jamais réussi à se hisser dans le top 100 malgré un service puissant et des options de carrière audacieuses. "Les pépins de santé m’ont ralenti", explique Irena, qui ne veut pas entrer dans les détails.

Une préparation exotique

La jeune Française, passée par l’académie de Patrick Mouratoglou, a décidé de changer radicalement sa préparation à l’automne 2013. Elle s’est installée en Australie pour travailler le foncier avec un coach local. De fait, alors que ses compatriotes évoluaient sur le circuit européen, Pavlovic a disputé des tournois où elle n’avait jamais mis les pieds avant, en Australie, au Japon et même en Corée du Sud. Résultat : une finale et une demie en début d’année.

Début mai, elle était encore au Pays du Soleil Levant. Deux petits tours sur herbe puis retour aux sources, à Paris pour participer aux qualifs de Roland-Garros. Irena a disputé son premier tournoi sur terre depuis mi-mars. Pari réussi. Elle qui a déjà goûté à trois reprises au tableau final, aimerait bien y être à nouveau, mais elle jure qu’elle n’y pense pas encore. A voir le plaisir qu’elle prend à signer des autographes, on imagine qu’Irena ne dirait pas non à une victoire de prestige, pour être enfin, sous la lumière.

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