Roland-Garros, le royaume des "stats"

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TENNIS - Comme sur chaque grand tournoi du Grand Chelem, Roland-Garros produit un nombre incroyable de statistiques. Les télévisions, les journalistes, les passionnés et même les joueurs les consultent. Metronews a pu visiter les coulisses de cette véritable usine à chiffres dirigée par IBM.

Des points, des jeux, des sets, donc des stats. Sport anglo-saxon par excellence, le tennis est né en Angleterre aux XIXe siècle, l'univers de la balle jaune a conservé un goût très prononcé pour les statistiques. Et à chaque édition des quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open), IBM , en charge de la production de ces chiffres, livre des dizaines de milliers de données.

En tout, plus 45 000 points décortiqués en 2013 et des informations précieuses qu'utilisent les télés, les journalistes, les fans et même les joueurs. A Roland-Garros cette année, comme depuis 29 ans, la multinationale informatique a ressorti les gros moyens et dépêché toute une équipe d'analystes venus des États-Unis pour l'occasion.

Sur chaque match, deux "marqueurs" IBM notent tout

"En tout, on est environ 150 personnes à travailler sur le tournoi", nous explique Claire Herrenschmidt, en charge du marketing sport pour IBM. Dans les agglos disposés à l'une des entrées du tournoi, les écrans de télévisions et d'ordinateurs sont légions, car ici, on veut du chiffre. Sur chaque match, deux "marqueurs", notent tout ce qui se passe sur les courts : les points, les fautes, les aces, et même la zone de jeu où sont réalisés les coups gagnants.

"Toutes ces statistiques sont ensuite traitées ici, afin d'alimenter la régie de France Télévision et le site internet de Roland-Garros", détaille encore Claire Herrenschmidt. Diffuseur officiel du tournoi, la chaîne publique française, qui relaie le programme dans 175 pays, utilise ensuite ces données que le téléspectateur voit apparaître à l'écran. Notamment à la fin d'un jeu ou lors des changements de côté.

240 km/h pour le service le plus rapide de l'histoire à Roland

Les radars, qui "flashent" la vitesse de service des joueurs, sont aussi gérés par IBM. A Roland-Garros, le record, avec 240 km/h établi en 2010, est toujours détenu par l'Américain Taylor Dent, désormais retiré du circuit. Côté web, la rapidité est là aussi de mise, car les millions d’internautes qui consultent le site www.rolandgarros.com attendent l'actualité du tournoi, de façon quasi instantanée. Pour l'édition 2013, ils étaient 12 millions de visiteurs uniques (chiffre qui ne prend pas en compte la consultation via les applications mobiles et tablettes) à venir s'abreuver de chiffres et d'infos.

Parmi eux, des joueurs et des entraîneurs, qui peuvent ainsi connaître les moindres détails de leur match, grâce au Slam Tracker : une base statistique hyper-détaillée en temps réel, très utile pour cerner les secteur à améliorer. Par exemple, Serena Williams, éliminée mercredi dès le deuxième tour du tournoi, n'a remportée que 55 % des points après son premier service et a commis trop de fautes directes (29). Pas suffisant pour espérer battre Garbine Muguruza .

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