Roland-Garros : les qualifs, c'est parfois une histoire de famille

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TENNIS - Lapentti, Granollers et Melzer... dans l’ombre de leurs illustres aînés, Gerald, Gerard et Giovanni tentent du 20 au 23 mai de se faire une place dans le tableau final de Roland-Garros.

Aux abords du court numéro 9, la foule afflue. Elle croit que l'Espagnol Marcel Granollers, 37e mondial, est en train de se faire étriller par un inconnu américain (Tim Smyczek en l'occurence). Elle se trompe. C'est son petit frère Gerard, 229e, qui prend une correction sans vraiment batailler. La ressemblance est troublante. Pourtant, contrairement à son aîné, Marcel, qui a atteint la 19e place mondiale le 23 juillet 2012, Gerard, 25 ans, n'a jamais fait mieux que 217e.

Gerard est ce que l'on pourrait appeler un galérien du circuit ATP, obligé de passer par les qualifications pour tenter d'accrocher une des seize places en jeu pour le tableau fina l. Marcel, lui, a remporté quatre titres et deux Coupes Davis. "La différence entre eux ? C’est la tête, explique le coach de Gerard, José-Maria Arenas. Les deux sont nerveux mais Marcel se bat contre l’adversaire tandis que Gerard se bat contre lui-même".

Pour les cadors, Roland-Garros ne commence que le 25 mai

Et il n'est pas le seul, Gerard à traîner ses guêtres sur le circuit dans l'ombre d'un grand frère qui mène une jolie carrière. A quelques mètres seulement de là, Giovanni Lapentti est sur le point de perdre contre la tête de série n°6. L'Equatorien n'est autre que le petit frère de Nicolas, qui fut un temps classé 6e en 1999. Lui n'a pas eu la chance de connaître les honneurs du Top 10, il pointe au 506e rang... après avoir été 110e en 2005. Dans ces qualifications qui durent jusqu'à vendredi, ils sont donc nombreux à essayer de se faire une place dans le sillage de leurs illustres ainés.

Dans la famille Melzer, on demande Gerald, le cadet de Jürgen, demi-finaliste Porte d'Auteuil en 2010. A 23 ans, l'Autrichien pointe à la 141e place mondiale, son meilleur classement. Cette année, le joueur, gaucher comme Jürgen, a remporté un tournoi Challenger au Mexique et a atteint les demi-finales de trois autres Challengers.

Mardi, entre les gouttes, il a réussi son entrée en lice aux dépens d'un Japonais (Morayi), de là à devenir, comme son frère en 2011, un membre du gratin mondial, il y a un gouffre. Pendant ce temps, Jürgen Melzer et Marcel Ganollers, eux, se préparent à Düsseldorf en Allemagne où ils doivent disputer ce mercredi leur huitièmes de finale. Pour eux, Roland-Garros c’est encore loin.

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