Roland-Garros : peur bleue sur la terre ocre

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TENNIS - Entre blessures et performances en berne, joueuses et joueurs français arriveront à la porte d’Auteuil dimanche sur la pointe des pieds. Mais devant leur public, les Tricolores réservent toujours de belles surprises.

Mary Pierce et Yannick Noah peuvent dormir tranquille. Les deux derniers vainqueurs français de Roland-Garros, en 2000 pour l’une et en 1983 pour l’autre, ne devraient pas trouver d’héritiers parmi les Français en lice cette année. Les Bleus arrivent porte d’Auteuil des doutes plein la tête.'' Quand on voit les derniers résultats, c’est vrai que le bilan est inquiétant'', estime pour metronews Cédric Pioline, finaliste à l’US Open (1993) et à Wimbledon (1997).

Entre un Richard Gasquet qui n’est pas sûr de pouvoir jouer (douleurs dorsales), un Gaël Monfils blessé à la cheville ou un  Jo-Wilfried Tsonga aux performances irrégulières cette année, ''on est un peu dans le flou'', poursuit celui qui vient de publier son autobiographie*, douze ans après avoir pris sa retraite.

La théorie de la bonne surprise

Aucun joueur tricolore n’est dans le top 10 mondial et la première joueuse (Alizé Cornet) n’est que 21e. Un constat qui n’affole pourtant pas Marion Bartoli, ex-n°1 française et n° 7 mondiale lorsqu’elle a raccroché l’été dernier : ''Il se passe toujours quelque chose à Roland-Garros'', nous confie-t-elle. Entre son rôle de consultante pour Eurosport et celui de marraine du tournoi ''Longines Future Tennis Ace'', la gagnante du dernier Wimbledon, en 2013, trouvera tout de même le temps de garder un œil attentif sur Tsonga, qui ''a travaillé très dur pour arriver au top physiquement'', et Monfils, qui '' est capable de tout ici''.

La théorie de la bonne surprise fait donc toujours des adeptes, et beaucoup s’accordent à dire que c’est du côté de Caroline Garcia qu’elle pourrait arriver. ''Elle fait un superbe début d’année, elle joue bien et continue de progresser, analyse Pioline. Son insouciance et son talent pourraient faire la différence.'' Seul souci, la jeune femme (20 ans, n° 46) n’est pas tête de série et pourrait tomber sur du lourd dès le premier tour. '' A Roland, sur un match, le soutien du public peut faire toute la différence et rendre possible l’exploit '', se rappelle Bartoli. ''Je crois qu’il ne faut pas enterrer trop vite nos joueurs'', conclut Pioline. De toute façon, la terre battue ne s’y prête pas du tout 

*Le tennis m’a sauvé, éditions de La Martinière, 192 p., 17 euros

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