Route du Rhum 2014 : la foudre, un cargo... les causes d'abandons les plus insolites

SPORT
VOILE - Partie dimanche depuis Saint Malo, la Route du Rhum a connu un début de course mouvementé. Alors que Vincent Riou, sur PRB, a dû jeter l'éponge mardi, plus d'une dizaine de concurrents sur les 91 engagés, a été contraint d'abandonner.

La mer est un terrain de jeu hostile. Les skippeurs le savent mieux que personne. Pour douze d'entre eux, la Route du Rhum s'est (déjà) terminée. Contre un bateau, en un éclair... tour d'horizon des causes d'abandons les plus étonnantes.  

Cargo de nuit
Pour Thomas Coville (Sodebo), c'est une rencontre fortuite avec un cargo qui l'a contraint à abandonner dimanche aux alentours de 23 h 30. Dans la collision, son trimaran a perdu l’avant du flotteur tribord et l’étrave de la coque centrale a été endommagée. "Au moment où je lève la tête, je vois ce mur noir passer devant moi et je touche le cargo à trois mètres seulement de son arrière. Cela ne passait pas mais à trois mètres près, j'aurais pu passer", a raconté celui qui faisait figure de favori. 

Le coup de la foudre
Un éclair s'est abattu sur Olmix, le trimaran de Pierre Antoine, mardi matin. "La foudre a touché le haut du mât, j'ai d'ailleurs retrouvé l'ampoule de tête de mât après parterre. Elle est passée par le mât, elle est arrivée en bas du mât. Le bateau est en bois, donc elle a fait son trou, dans le bois, dans les câbles électriques qui se sont mis à brûler. Je pensais que ce n'était que du feu. J'étais parti pour éteindre avec des extincteurs, je ne pensais pas qu'il avait un trou. Je descends dans le bateau, il y avait déjà 50 cm d'eau, il commençait à plonger du nez", a détaillé le skippeur qui a dû être évacué par hélicoptère.

Un "winch"
Un bateau est truffé de piège. Le winch, cette manivelle qui sert à contrôler la voilure, a eu la peau de Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde). Après avoir pensé que son choc au coude sur un winch se résorberait, le skippeur, qui pourtant est un dur au mal (il s'était recousu la langue lors du Vendée Globe 1992), a dû se rendre à l’évidence. Loin de s’estomper, la douleur est devenue quasiment insoutenable, empêchant le skipper de manœuvrer correctement et l'obligeant à rentrer au port.

La cheville, le poignet...
Suite à une vague, Nicolas Troussel (Crédit-Mutuel-de-Bretagne) a glissé dans son cockpit. "Je suis tombé de tout mon poids sur ma cheville droite qui s'est tordue. J'ai essayé de continuer pendant quelques heures mais il m'a fallu me rendre à l'évidence, je ne pouvais pas me déplacer sur le bateau", a raconté le skippeur. Thierry Bouchard (Wallfo) a lui dû abandonner à cause d'une double fracture du poignet : "Le bateau a décollé alors que j'étais sur le pont et il est tombé dans un trou. J'ai volé et atterri avec l'avant-bras sur le chandelier en métal. J'ai senti que ça cassait net."

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