Tournoi des Six Nations : deux scénarios pour espérer le sacre des Bleus

La haie d'honneur des Gallois au XV de France, le 20 mars 2021.

SOUS CONDITIONS - Toujours en lice pour la victoire finale, le XV de France reçoit l'Écosse ce vendredi en clôture du tournoi des Six Nations. Pour être sacrés, les joueurs de Fabien Galthié doivent l'emporter avec 20 points d'écart a minima.

Sortez les calculettes ! Les rêves de Grand Chelem envolés depuis leur défaite à Twickenham contre l'Angleterre, les Bleus n'ont pas tout perdu. Ils peuvent encore mettre la main sur le Tournoi, à la faveur de leur succès renversant face au pays de Galles (32-30). Opposé à l'Écosse ce vendredi 26 mars (à 21h), le XV de France a 80 minutes pour cocher toutes les cases et aller cueillir un titre qui le fuit depuis 2010, sa dernière victoire dans le VI Nations. Initialement prévue le 28 février au Stade de France, la rencontre avait dû être reportée après l'apparition d'un cluster, seize cas au total, dans les rangs tricolores. 

Pour gagner le Tournoi, le premier en onze ans, les hommes de Fabien Galthié voient se dessiner deux chemins. Le plus "simple", ou "rapide", c'est comme on veut, consiste à l'emporter avec quatre essais, le point de bonus offensif, et 21 points d'écart. Un défi de taille face à la meilleure défense de la compétition (7 essais concédés, 68 points encaissés en quatre matches). "Impossible n'est pas français", dit une citation prêtée à Napoléon Ier. En effet, la France est coutumière du fait. 

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Le XV de France au Tournoi des Six Nations

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Dans le VI Nations, un tel écart en faveur des Bleus face à l'Écosse est survenu à huit reprises. Évidemment, la plus marquante reste le succès 46-19 lors de l'édition 2007, avec six essais inscrits par les joueurs de Bernard Laporte, synonyme de victoire finale. Ils avaient alors devancé de justesse l'Irlande à la différence de points (+69 contre +65). L'an dernier, lors du sacre du XV de la Rose, la France a aussi connu le revers de la médaille, à égalité de points, mais derrière les Anglais au goal-average. 

Ne nous trompons pas d'enjeu !- Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France

Pour être sacrés, les coéquipiers de Charles Ollivon pourraient emprunter une autre voie, s'ils ne l'emportaient finalement "que" de 20 points face au XV du Chardon. Dans ce cas de figure, Français et Gallois étant ex æquo (même nombre de points et même goal-average), l'attribution du Tournoi se jouerait au nombre d'essais marqués. Avant la réception de l'Écosse au Stade de France, le pays de Galles en a inscrit cinq de plus que les Bleus. Avec cinq essais et 20 points pile, la France serait donc à égalité parfaite avec le XV du Poireau et partagerait le titre. Avec un essai de plus, cela serait suffisant pour passer devant. 

"C'est vrai que le trophée est dans un coin de la tête", a reconnu le capitaine Ollivon, jeudi 25 mars, à la veille de ce match pour le titre. "Mais sincèrement on reste focus sur le match. Il y a 80 minutes à jouer. Cela va être rude. On connaît la qualité de nos adversaires. On les a bien étudiés. Vous avez vu comme nous les performances qu'ils ont pu faire dans le Tournoi, notamment en Angleterre (11-6 pour l'Écosse, ndlr). Donc on reste vraiment focus sur cette rencontre pour l'aborder de la meilleure des manières." Fabien Galthié a opiné du chef : "Ne nous trompons pas d'enjeu !". "Il est important d'être performant et de gagner le match", a rappelé le sélectionneur tricolore. "Le reste, cela viendra en fonction du scénario et de la construction du match."

Les Écossais "saoulés" par les calculs

D'ailleurs, du côté du XV du Chardon, le fait de résumer ce match à un simple calcul mathématique a du mal à passer. "On en a beaucoup parlé et ça commence à me saouler d'entendre qu'il leur faut gagner par plus de 20 points d'écart", a affirmé le capitaine écossais Stuart Hogg, qui assimile ce "remue-méninges" à un manque de respect. "On a vu une citation d'un de leurs joueurs disant qu'ils ont un trophée à gagner. En tant que fier Écossais, cela me fait mal", a-t-il confié.

De quoi stimuler les Écossais, dont le dernier succès à Paris remonte à 1999, année de leur dernier Grand Chelem. Ce que n'a pas oublié la Fédération galloise, qui s'est rappelée à leur bon souvenir dans un tweet. Lors de ce tournoi, la victoire galloise sur le fil contre l'Angleterre (32-31) leur avait offert le titre. "Nous n'oublierons jamais cette journée", a répondu l'Écosse.

De la fête au Stade de France, il y a 22 ans, le sélectionneur Gregor Townsend, qui évoluait à l'ouverture, n'a cependant pas besoin de se rafraîchir la mémoire pour se motiver. "On n'avait pas gagné à Londres depuis 38 ans. On veut effacer un nombre de plus, un autre record. Jouer dans un stade sans spectateurs, c'est une belle opportunité de le faire", a-t-il annoncé, promettant de "combattre le feu par le feu". C'est dit : l'Écosse ne fera pas la moindre faveur au XV de France.

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