Saint-André : ''Il faut arrêter de rêver''

Saint-André : ''Il faut arrêter de rêver''

RUGBY - Après une troisième défaite consécutive de son équipe face aux Australiens (39-13), le sélectionneur de l'équipe de France a remis en cause l'état physique et mental de son équipe. Il a surtout classé ce revers dans la lignée de la première raclée encaissée il y a deux semaines.

''Comment situez-vous ce match dans la série ?

- Je situe ce test un peu dans la même logique que le premier (perdu 50-23 à Brisbane) . Dans le second, on a vraiment rivalisé et on a des regrets . Aujourd'hui, à part le courage... Les Australiens ont été dans l'avancée en permanence, ils ont été plus réactifs que nous, meilleurs dans les duels, meilleurs techniquement. Il n'y a rien à dire, il faut les féliciter pour la performance qu'ils ont faite. Pour nous, c'est sûrement notre niveau actuel. Il va falloir que les joueurs récupèrent, partent en vacances et se préparent comme des sportifs de très haut niveau pour la tournée au mois de novembre. On rejouera alors les Australiens et je suis sûr qu'on aura des joueurs dans une autre dynamique physique, mentale et donc automatiquement technique.

Avez-vous senti vos joueurs exténués ?

- Cette semaine a été plus courte. On a essayé d'axer sur la récupération, on a fait moins de séances d'entraînement. Jeudi, on a mis un peu plus d'intensité et on a eu quatre blessés... Dont deux qui n'ont pas joué le test (Parra et Mas) et deux autres incertains jusqu'à aujourd'hui (Bastareaud, Maestri). C'est dommage, c'était une grande journée car notre capitaine Thierry Dusautoir rentre dans l'histoire du rugby français en ayant le plus grand nombre de capitanats devant Fabien Pelous. Mais aujourd'hui, à partir de vingt minutes de jeu, on s'est aperçu que ce serait très compliqué."

Vous avez senti dès l'entame que ce match vous échapperait ?

- C'est tout le match qui a été compliqué, il faut arrêter de rêver. On n'est même pas arrivé à conserver le ballon trois temps de jeu. On a perdu le ballon au contact. On a été rarement dans l'avancée. A chaque fois, il nous fallait quatre, cinq, six joueurs pour nettoyer les zones de ruck. On était très loin d'eux. Quand tu es sur le reculoir, tu subis, tu es obligé de colmater en permanence. Et ils ont des grands joueurs, avec une génération derrière de grande qualité. Actuellement, on est la septième nation mondiale (au classement IRB). Les moins de 20 ans ont terminé 6e du Mondial (vendredi). On voit qu'il y a des déficits techniques et physiques et cela, il faut que tout le monde en prenne conscience." 

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