Saut à la perche : Lavillenie a vraiment la poisse avec ses records

Saut à la perche : Lavillenie a vraiment la poisse avec ses records

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IMBROGLIO – Avec un saut à 6,04 mètres, le champion olympique a battu samedi son record de France. Une performance qui n'est toujours pas validée à cause d'un contrôle antidopage mal géré par l'Agence française de lutte. Renaud Lavillenie crie au "scandale".

Ça ne fait pas très sérieux tout ça... Tout juste à sa joie d'avoir battu son record de France de saut à la perche (6,04 m) samedi à Rouen, tout de même la 3e performance en salle de tous les temps derrière Sergueï Bubka (6,15 m) et Steven Hooker (6,06 m), Renaud Lavillenie a eu la mauvaise surprise d'être confronté à un problème d'organisation inattendu.

"Après mon saut, j'ai demandé aux organisateurs qu'un contrôle antidopage soit organisé pour que ma performance soit validée, a expliqué le champion olympique à l' AFP . Or, on me répond que seuls étaient prévus des contrôles pour le sexe féminin. On m'explique ensuite qu'une femme ne peut pas me faire passer le contrôle car celui-ci doit être effectué par une personne du même sexe. Règlement qui n'existe qu'en France."

"J'ai dû perdre deux heures pour repisser"

Une situation ubuesque, qui met en danger la performance du perchiste, mais finalement résolue avec la venue d'un médecin homme. Le champion effectue alors normalement son contrôle urinaire, et avant de partir fêter son nouveau record, prend tout de même le temps d'avertir la Fédération française d'athlétisme de ce couac.

Pourtant, mardi matin, Lavellenie est averti par l' Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) que le procès-verbal du contrôle n'est pas valide car il a été rédigé par "la médecin ou l'infirmière en charge des contrôles", une femme, donc... "C'est un gros scandale", estime l'athlète qui n'a donc eu d'autre choix "que de perdre deux heures pour repisser (sic)", juste avant son entraînement à Clermont-Ferrand.

En mars dernier, ses 6,07 m n'avaient pas été validés

"Apparemment, on a 72 heures pour faire un contrôle dans le cadre d'un record. Cette après-midi, c'est l'AFLD qui a missionné le médecin tout à l'heure, si elle ne le valide pas (le record) c'est un énorme foutage de gueule", a-t-il encore expliqué, visiblement exaspéré.

Il faut dire que ce n'est pas la première fois que Rendaud Lavillenie est confronté à ce type de situation : lors des championnats d'Europe en salle de Göteborg en mars dernier, il avait vu son saut à 6,07 m invalidé par les juges pour un obscur point de règlement.
 

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