Sharapova toujours au top des sportives les mieux payées

Sharapova toujours au top des sportives les mieux payées

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BUSINESS - Pour la 10e fois de suite, la joueuse de tennis russe occupe la tête du classement des sportives les mieux payées, réalisé chaque année par Forbes. Avec 24,4 millions de dollars, elle devance Li Na et Serena Williams.

Maria Sharapova est une championne tout terrain. De l'herbe de Wimbledon, où elle triompha dès ses 17 ans, en 2004, jusqu'à la terre battue parisienne, théâtre de son dernier grand sacre, à Roland-Garros, au printemps dernier. Mais si la jolie Russe reste aux avant-postes du classement WTA, elle prête une attention toute particulière à un autre palmarès, sur lequel elle règne sans partage depuis désormais dix saisons : le classement Forbes des sportives les mieux payées de la planète. La dernière livraison estivale, tout juste publiée, confirme sa toute puissance. Avec 24,4 millions de dollars de revenus amassés entre juin 2013 et juillet 2014 (18,3 millions d'euros), la Russe est toujours la sportive la plus riche de la planète. Hommes et femmes confondus, Sharapova (27 ans) pointe à la 34e place, entre deux joueurs de base-ball, loin des 105 millions du boxeur Floyd Mayweather, ou des 56,5 millions de Federer, premier tennisman de la liste (en 7e position). Sur le podium féminins, deux autres tenniswomans (elles sont 7 dans le top 10) : Li Na, devenue la tête de gondole des marques de luxe en Chine, et Serena Williams, numéro une sur les courts mais dépassée dans la course aux contrats de sponsoring.

Des contrats en or

Car de podiums en plateaux télé, de conférences de presse en négociations feutrées, la Tsarine est sans rivale. Pour preuve, sur son dernier pactole, "seuls" 2,4 millions proviennent de ses gains raquette en mains (deux fois moins que Serena), quand 22 millions sont le fruit de ses activités hors des courts. Et la Russe ne se borne pas à jouer la femme-sandwich. Epaulée par Max Eisenbud, son agent et mentor depuis 12 ans, elle fait fructifier de lucratifs partenariats, avec Nike (70 millions sur huit ans signés en 2010), Porsche, Samsung, ou encore la marque de cosmétiques Avon, avec un dernier contrat (à un million par an) signé une semaine après sa victoire à Roland-Garros. Surtout, elle a fait entrer dans le petit monde du tennis son avatar sucré : Sugarpova. 

La reine des bonbons

Lancée en 2012, cette marque de sucreries qui joue à fond sur les ressorts du "personal-branding" dédouble l'image de la championne. Plus un tournoi sans qu'elle vienne, en personne, faire la promotion de ses bonbons déclinés en 15 variétés ("Speedy", à l'allure de Porsche 911, "Flirty", en forme de lèvres, ou encore le best-seller au look de balle de tennis). Passée maîtresse dans l'art du marketing (elle "menaça", un temps, de changer son nom en Sugarpova...), la championne aurait écoulé deux millions de sachets de ses douceurs personnalisées l'an passé. Un avenir rose, côté affaires, qui fut pourtant menacé, cet été, par l'émergence d'un nouvel adversaire. Pas une baby-star de la balle jaune, mais une coalition de députés britanniques, décidés à bannir de leur île ses bombes de glucose, au motif de la lutte contre l'obésité. La svelte Maria saura rebondir à coup sûr. Elle profite ces jours-ci de la tournée américaine pour distribuer ses Sugarpova en masse. Juste le temps de gagner, hier soir, son premier tour à Cincinnati contre Madison Keys, et de quitter, le temps d'un match, ses habits de businesswoman pour son autre tenue de travail, celle de la championne.

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