Dopage : Alizé Cornet dans la tourmente après trois contrôles manqués

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EPINGLEE - La joueuse française de tennis Alizé Cornet fait l'objet d'une procédure disciplinaire pour infraction aux règles de la lutte antidopage après avoir manqué trois contrôles inopinés.

Oui, elle a raté trois contrôles, mais c’était pour des "raisons valables". C’est la défense qu’a avancé la joueuse de tennis Alizé Cornet, après que la Fédération française de tennis a ouvert une procédure disciplinaire à son encontre, pour infraction aux règles de la lutte antidopage : elle a manqué trois contrôles inopinés.


"La Fédération française de tennis, après en avoir été informée le 11 janvier par la Fédération internationale de tennis, a pris acte de l'ouverture, à l'encontre d'Alizé Cornet, d'une procédure disciplinaire pour infraction aux règles régissant la lutte antidopage, en l'espèce trois non-présentations lors de contrôles inopinés ces douze derniers mois", a expliqué la FFT dans un communiqué publié mercredi.

Le cas examiné devant le tribunal en mars

Pour trois manquements à des contrôles inopinés, le code mondial antidopage prévoit une peine de 24 mois de suspension qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute.


Alizé Cornet devra prouver sa bonne foi concernant ses manquements, au moins pour l'un des trois contrôles, afin de bénéficier de circonstances atténuantes. La joueuse a publié sur Twitter un message,  pour expliquer la situation.

"Entre la vingtaine de contrôles anti-dopage que j’ai effectués pour la saison 2017, tous négatifs bien évidemment, j’ai manqué trois contrôles inopinés à la maison dû à des raisons valables que l’ITF (International tennis federation) n'a pour l’instant pas voulu entendre", écrit-elle notamment. Elle indique également  qu'elle devra s'expliquer "en mars lors d'une première audience qui déterminera le reste de (sa) saison". La joueuse a reçu de la part des internautes beaucoup de soutien.

En 2011, le rugbyman français Yoann Huget avait été frappé de quatre mois de suspension pour avoir négligé ces mêmes règles de localisation, ce qui l'avait privé de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. A l'époque, la version en vigueur du Code mondial antidopage prévoyait des sanctions plus clémentes en cas de manquements aux obligations de localisation.

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