Pourquoi Naomi Osaka se retire du tournoi de Roland-Garros

Roland-Garros : Naomi Osaka se retire

ABANDON - La joueuse de tennis japonaise, dépassée par la polémique créée par son refus de participer aux conférences de presse pour préserver sa santé mentale, a annoncé ce lundi son retrait du tournoi de Roland-Garros.

Un petit match et puis s'en va. Naomi Osaka ne jouera pas le second tour du tournoi de Roland-Garros, pour lequel elle s'était qualifiée dimanche. Dans un tweet publié lundi en début de soirée, la joueuse japonaise a fait part de son abandon. "C'est une situation que je n'avais pas imaginée ni cherchée lorsque j'ai tweeté l'autre jour. Je pense que la meilleure chose pour le tournoi, les autres joueuses et mon bien être est que je me retire pour que chacun puisse se reconcentrer sur le tennis", a-t-elle tweeté, cinq jours après avoir annoncé qu'elle ne participerait pas aux conférences de presse à Roland-Garros pour préserver sa santé mentale.

"Je vais me retirer un certain temps des courts mais, le temps venu, je veux vraiment travailler avec le Circuit pour discuter des moyens d'améliorer les choses pour les joueurs, la presse et les fans", annonce-t-elle également. "Je n'ai jamais voulu créer de perturbation et je comprends que le timing n'était pas bon et que mon message aurait dû être plus clair", précise Naomi Osaka. 

Suite à son annonce de ne pas participer aux conférences de presse - obligatoires pour les joueurs et joueuses après chaque victoire ou défaite - les quatre tournois du Grand chelem avaient prévenu dans un communiqué commun que "dans l'hypothèse où elle continuerait à manquer à ses obligations médiatiques pendant le tournoi, elle s'exposerait à de nouvelles sanctions"

Naomi Osaka avait déjà dû s'acquitter de 15.000 dollars (environ 12.300 euros) d'amende dimanche, pour ne pas s'être présentée à la conférence de presse après sa victoire face à la Roumaine Patricia Maria Tig. "Des infractions à répétition pourraient engendrer des sanctions plus sévères, y compris l'exclusion du tournoi, ainsi que le déclenchement d'une enquête pour faute grave, qui pourrait mener à des amendes plus lourdes et des suspensions pour les Grands Chelems à venir", continuaient-ils.

La vérité est que j'ai traversé de longues périodes de dépression."- Naomi Osaka

Dans son tweet publié ce lundi, la Japonaise explique également pourquoi elle avait décidé de boycotter les conférences de presse et les questions des journalistes pour préserver sa santé mentale. "Je ne banaliserais jamais la santé mentale ni n'utiliserais le terme à la légère. La vérité est que j'ai traversé de longues périodes de dépression depuis l'US Open 2018 [son premier sacre en Grand Chelem, ndlr] et que j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre", écrit-elle. 

"Quiconque me connaît sait que je suis introvertie, et quiconque m'a vue pendant des tournois aura remarqué que je porte souvent un casque audio parce que ça m'aide à atténuer mon anxiété sociale, poursuit-elle. Je ne suis pas naturellement à l'aise pour parler en public et je ressens d'immenses vagues d'anxiété quand je dois m'adresser à la presse mondiale", ajoute la numéro 2 mondiale.

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La décision d'Osaka a été accueillie avec tristesse par la Fédération française de tennis (FFT), organisatrice du tournoi. "Le retrait de Naomi de Roland-Garros est une issue malheureuse. Nous lui souhaitons le meilleur et le plus prompt rétablissement possible et nous espérons revoir Naomi à notre tournoi l'année prochaine", a déclaré le président de la FFT Gilles Moretton.

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