Chutes en série sur le Tour de France : "Si on ne fait rien, un jour on va avoir des morts", déplore Marc Madiot

Dans le final de la 3e étape, Caleb Ewans est allé au sol, emportant Peter Sagan dans sa chute.

CYCLISME - La 3e étape de la Grande Boucle, entre Lorient et Pontivy, a une nouvelle fois été marquée par d'impressionnantes chutes de coureurs. Marc Madiot, le manager de l'équipe française Groupama-FDJ, a tiré la sonnette d'alarme, ce lundi.

Il y a de la casse sur cette 108e édition du Tour de France. Ce lundi 28 juin, encore, la troisième étape a été marquée par plusieurs chutes collectives. Elles ont été catastrophiques pour l'Australien Jack Haig, leader de l'équipe Bahrain, obligé de déclarer forfait. La dernière, spectaculaire, survenue dans les 150 mètres de l'arrivée au sprint à Pontivy aux alentours de 70km/h, a donné lieu à un final chaotique. Là aussi, l'Australien Caleb Ewan, qui a entraîné au sol le Slovaque Peter Sagan juste à la sortie du dernier virage, a, lui aussi, été contraint à l'abandon. 

À l'issue de l'étape, remportée par le Belge Tim Merlier, plusieurs coureurs sont revenus sur ces nombreuses chutes : "Il y a eu pas mal de dégâts, je suis content d’être arrivé en un seul morceau", a réagi Julian Alaphilippe, quand le maillot Jaune, Mathieu van der Poel, rappelait que le cyclisme était un "sport dangereux". 

Si on ne fait rien, un jour on va avoir des morts- Marc Madiot, le directeur de l'équipe Groupama-FDJ

Mais c'est Marc Madiot, le manager de l'équipe française Groupama-FDJ, qui a vu plusieurs de ses hommes - dont Arnaud Démare - allait au tapis, qui s'est montré le plus inquiet : "Au-delà de mes coureurs, je suis père de famille, beaucoup de gamins regardent le Tour de France à la télévision, des mamans regardent le Tour de France... Moi, ce soir je n'ai pas envie que mon fils soit coureur cycliste professionnel, ma femme n'a pas envie que mon gamin fasse du vélo, et beaucoup de familles n'ont pas envie que le gamin fasse du vélo pour voir ce qu'on a vu aujourd'hui. Ça fait des années qu'on en parle, il faut qu'on trouve des solutions, on ne peut pas continuer comme ça. Ce n'est plus du vélo, là ! (...) Il faut qu'on soit capable de dire ça ne va plus, d'adapter le matériel, enlever les oreilles... Il faut qu'on fasse des choses parce que si on ne le fait pas un jour on va avoir des morts." 

Lire aussi

Et si le parcours n'est pas à mettre à l'index, le patron d'équipe critique surtout les instances internationales "qui ne prennent pas en compte les avis des anciens". 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Femme décapitée à Agde : un homme de 51 ans interpellé et placé en garde à vue

À cause de l'épidémie de Covid, les cas de tuberculose explosent

VIDÉO - Fourgonnette "garée" sur un Abribus en Bretagne : voici la clé du mystère

EN DIRECT - Covid : moins de 2 000 classes fermées en France

Procès des attentats du 13-Novembre : "Je crie, je hurle : 'Papa est mort ! Papa est mort !'"

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.