Tour de France 2021 : dix hommes à suivre

Le peloton gravit dans le Mur-de-Bretagne lors de la 6e étape de la 105e édition du Tour de France entre Brest et Guerlédan, le 12 juillet 2018.

CYCLISME - La 108e édition de la Grande boucle s'élance de Brest, samedi. D'ici au 18 juillet, ces dix coureurs-là vont faire parler d'eux !

Dans le peloton des 184 coureurs du Tour de France, qui prend le départ de la Grande boucle samedi à Brest, il y en a dix qui sont particulièrement attendus, à suivre de près, suivant les particularités du parcours. D'ici au 18 juillet, date de l'arrivée sur les Champs-Elysées, ces coureurs pourront profiter d'un parcours 2021 qui se veut être "un équilibre propice à une grande indécision entre les favoris", comme l'annonce l'organisateur. 

Les grimpeurs auront trois arrivées en altitude à leur disposition (Tignes, Saint-Lary-Soulan col du Portet, Luz Ardiden) mais il faudra aussi bien descendre pour gagner au Grand Bornand, au pied d’un Ventoux "revisité" et en Andorre. L’introduction de deux chronos individuels devrait aussi bousculer les stratégies des uns et des autres. 

Julian Alaphilippe (FRA) : "notre" champion du monde

En moins d'un an, sa vie et sa carrière ont changé. Tout nouveau père de famille, il porte le maillot arc-en-ciel de champion du monde qu'il est prêt à troquer pour la tenue déjà endossée en 2019 et 2020. Les deux premières étapes conviennent au puncheur de l'équipe Deceuninck, comme d'ailleurs l'ensemble du parcours.

Richard Carapaz (ECU) : mieux qu'un plan B

Constant, solide, fiable, le vainqueur du Giro 2019 est mieux qu'un plan B dans la puissante équipe Ineos derrière Geraint Thomas. Pénalisé par les contre-la-montre, il peut en revanche tirer pleinement parti de la stratégie collective annoncée à demi-mots par Dave Brailsford : "Attendez-vous à de l'inattendu !"

Arnaud Démare (FRA) : le sprinteur à son apogée

De retour sur le Tour, le sprinteur français numéro 1 est investi de responsabilités supplémentaires dans l'équipe Groupama-FDJ orpheline de Thibaut Pinot. Le Picard, dont le train est très efficace, semble à son apogée, en mesure de viser plusieurs étapes malgré la concurrence (Ewan, Colbrelli, Merlier, Bol, Sagan, Cavendish, Greipel, Philipsen, Pedersen, Bouhanni, Coquard). 

Miguel Angel Lopez (COL) : un surnom mérité ?

Impressionnant dans la Dénivelé Challenge du Mont Ventoux début juin, le grimpeur colombien est intégré désormais dans la formation Movistar, un groupe rodé aux difficultés du Tour. Dans ses meilleurs jours, celui qui est surnommé "Superman" passe pour être irrésistible. Pour preuve, son succès l'an passé au col de la Loze, lors de sa première participation.

Tadej Pogacar (SLO) : le souverain

L'adage affirmant que le plus dur est de confirmer se vérifiera-t-il ? A 22 ans, le Slovène de l'équipe UAE, vainqueur-surprise l'an dernier, continue à afficher une grande décontraction. Souverain jusqu'en avril, vainqueur du Tour de Slovénie pour sa reprise, il s'est montré curieusement en retrait plus récemment lors de son championnat national.

Primoz Roglic (SLO) : le potentiel du vainqueur

Changement de cap pour le leader de Jumbo: il a tout misé sur l'entraînement dans sa préparation et a choisi de renoncer à toute compétition depuis la fin avril. La méthode lui réussira-t-elle ? c'est la victoire que vise l'ancien sauteur à skis après sa deuxième place dans le Tour 2020 qui lui semblait acquis jusqu'à la veille de l'arrivée.

Peter Sagan (SVK): la légende du maillot vert

Sept fois lauréat du classement par points, le Slovaque de l'équipe Bora a vu l'écart sur ses rivaux (attention à Colbrelli !) se réduire, voire disparaître. Mais, par son aura et la légende entretenue autour de lui, il reste l'un des grands personnages de la course à l'instar d'un autre sprinteur-star, le Britannique Mark Cavendish.

Geraint Thomas (GBR): le premier de cordée

Deviendra-t-il le plus âgé des lauréats depuis quasiment un siècle ? A 35 ans, le Gallois paraît avoir retrouvé le niveau de ses meilleures saisons. Si ses chutes récurrentes font toujours peser une hypothèque, il a pour atout les 58 kilomètres de contre-la-montre qui lui donnent le statut de premier de cordée au sein de l'équipe Ineos, la plus armée du peloton.

Rigoberto Uran (COL) : l'expert en résurrections

Son succès à la mi-juin dans le contre-la-montre très probant du Tour de Suisse l'a rappelé au souvenir de ceux qui l'avaient précocement oublié. A 34 ans, le Colombien de l'équipe américaine EF Education, expert en résurrections inattendues, ne doit surtout pas être sous-estimé (2e du Tour 2017).

Mathieu van der Poel (NED): le débutant-star

L'impatience de le voir débuter à l'âge de 26 ans se conjugue avec l'émotion, moins de deux ans après le décès de son grand-père Raymond Poulidor. Tout concorde pour que la star de la formation Alpecin puisse endosser le maillot jaune. Il dispose de deux ouvertures, samedi et dimanche, dans les deux premières étapes réclamant du punch, un domaine dans lequel il n'a pas d'équivalent.

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