Finlande-Belgique : Kevin De Bruyne, le Diable rouge qui change tout

Finlande-Belgique : Kevin De Bruyne, le Diable rouge qui change tout

ESSENTIEL - Entré en jeu à la mi-temps face au Danemark, le milieu de Manchester City a permis à son équipe de renverser la rencontre. Une présence qui change le visage des Diables rouges, en course pour la première place du groupe B, ce lundi face à la Finlande.

Un seul être vous manque, et toute l'équipe est chamboulée. C'est, en somme, la phrase qui peut résumer la première mi-temps de la Belgique, jeudi, face au Danemark. Sans Kevin De Bruyne, opéré après une fracture du nez  et de la pommette lors de la finale de Ligue des champions perdue par son club de Manchester City le mois dernier, les Diables rouges ont peiné à déstabiliser le bloc danois, lancé par l'ouverture du score de Poulsen dès la deuxième minute de la rencontre.

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L'absence de Kevin De Bruyne lors du premier match des Belges, face à la Russie (3-0), s'était moins ressentie, tant la meilleure nation au classement Fifa avaient dominé une équipe russe dépassée. Pas cette fois. En première mi-temps, Romelu Lukaku et les siens n'ont tiré qu'une seule fois au but, peinant à s'approcher de la cage de Kasper Schmeichel. À tel point que l'entrée en jeu de Kevin De Bruyne dès le retour des vestiaires devenait presque indispensable.

Personne ne peut mettre en doute son talent- Roberto Martinez, sélectionneur de la Belgique

Le milieu de Manchester City n'a d'ailleurs pas traîné avant d'éclabousser la rencontre de son talent. Moins de dix minutes après la pause, Kevin De Bruyne sert parfaitement Thorgan Hazard, qui égalise pour la Belgique. Un quart d'heure plus tard, c'est à son tour de trouver le chemin des filets. Sur une remise d'Eden Hazard à l'entrée de la surface, "KDB" donne l'avantage à son équipe et qualifie son pays pour les huitièmes de finale.

"C'était beaucoup lui demander d'entrer à la pause et de renverser le match comme il l'a fait", a salué son sélectionneur, Roberto Martinez, à l'issue de la rencontre. "Sur sa façon de jouer en seconde période, nous ne pouvions pas imaginer qu'il avait subi une intervention, qu'il avait été éloigné des pelouses. Cela prouve à quel point il a fait attention à lui, à quel point il a été concentré lors des entraînements. Personne ne peut mettre en doute son talent."

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Maillon essentiel des Diables rouges, le numéro 7 belge n'en est pas à son premier coup d'éclat. À bientôt 30 ans, il a porté Manchester City vers le titre de champion d'Angleterre, inscrivant six buts et délivrant 18 passes décisives cette saison en Premier League. Des statistiques et une importance dans le jeu qui lui ont permis d'être élu joueur de l'année par le syndicat des joueurs professionnels anglais.

Sous le maillot des "Red Devils", là aussi, les chiffres parlent pour lui. En 81 sélections, le milieu offensif a fait trembler les filets adverses à 22 reprises, le plaçant à la douzième place des meilleurs buteurs de l'histoire de la sélection. C'est notamment lui qui avait inscrit le deuxième but décisif face au Brésil, en quart de finale de Coupe du monde 2018 (2-1).

Plus que ses buts, ce sont souvent ses passes lumineuses qui font la différence. Dixième meilleur passeur de l'histoire du championnat anglais, Kevin De Bruyne n'est pas en reste sous le maillot des Diables rouges : déjà 39 passes décisives en sélection à son actif.

De Bruyne veut "prendre ses responsabilités"

Si la Belgique, considérée comme une des favorites, espère triompher le 11 juillet prochain, elle aura forcément besoin d'un grand De Bruyne. Mais pas sûr que Roberto Martinez ne lui offre 90 minutes de jeu de sitôt. "Pendant la rencontre, je me suis bien senti pendant une demi-heure", a reconnu le milieu, samedi. "Après, c'était difficile."

Face à la Finlande ce lundi (21h, sur TF1), "KDB" pourrait avoir une nouvelle occasion de briller, dans un match où la Belgique tentera de conserver la première place du groupe B. "Il faut prendre ses responsabilités", a poursuivi celui qui compte sur cette rencontre pour monter en puissance. "Je fais partie de ces joueurs qui essaient d'avoir le contrôle du match, assurer une bonne circulation du ballon. J'espère améliorer mon rythme contre la Finlande."

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