UFC - Mark Munoz : "Face à Gegard Mousasi, je compte bien retourner la foule"

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MMA - Mark Munoz est un des meilleurs combattants de l'UFC. Samedi, l'Américain participe à la Fight Night organisée à Berlin, où son adversaire, le Néerlandais Gegard Mousasi, évoluera quasiment à domicile. Juste après la pesée, c'est un Mark Munoz très disponible qui a répondu à nos questions. Y compris à celle qui porte sur l'interdiction des compétitions de MMA en France.

Le "démolisseur" est à Berlin, à l'occasion de la première visite de l'UFC à l'O2 World, un mois après celle organisée le 8 mars dernier à Londres. Battu il y a sept mois par Lyoto Machida, Mark Munoz  (36 ans) revient dans l'octogone. Samedi, il affrontera l'ancien champion des lourds-légers du Strikeforce actuellement classé n°11, Gegard "The Dreamcatcher" Mousasi (34-4) qui sera son dernier obstacle avant de prendre d'assaut le Top 5 et se lancer à nouveau dans une course au titre.

Mark, dites-nous un mot sur votre adversaire, qui n'a perdu que quatre combats depuis qu'il est passé pro en 2003 ?
Mousasi fait partie des meilleurs combattants du monde. C'est un combat très stimulant pour moi. J'en ai disputé beaucoup dans ma carrière et j'attends celui-là à bras ouverts.

Que pensez-vous du fait que le combat soit programmé à Berlin ?
J'aime beaucoup. On est dans un lieu historique, avec ce qu'il s'est passé pendant la guerre mondiale, c'est très intéressant. L'idée de délocaliser le "fight" ici pour la première fois est aussi très intéressante dans la mesure où cela ouvre le marché de l'UFC à de nouveaux territoires. Et je suis ravi d'être de la partie, c'est très excitant.

Ca ne le sera peut-être pas autant que si le combat avait été organisé aux Philippines, le pays dont vous êtes originaire, comme cela était prévu...
C'est vrai. On en a parlé mais bon, c'est comme ça. Ça me permet de voir du pays et c'est un peu ce que je cherche.

Ne craignez-vous pas que la salle soit entièrement dédiée à Gegard Mousasi, qui défend les couleurs des Pays-Bas  ? 
Il aura plus de soutien, c'est sûr. Mais je compte bien retourner la foule avec ma prestation.

Vous êtes le compatriote de Manny Pacquiao, considéré comme le meilleur boxeur de la décennie. Quels sont vos rapports avec lui ?

Je m'entraîne à Los Angeles, dans sa salle avec Freddie Roach, son coach, depuis près d'un an. Manny me donne pas mal d'indications, de conseils et je suis très content qu'il soit le meilleur dans son sport et qu'il vienne des Philippines. Je veux moi aussi en faire autant en MMA.

Quel est votre style de combat préféré ?
Je viens de la lutte [Munoz était prof de lutte à l'Université de Californie, et a disputé deux fois les qualifications pour faire partie de l'équipe américaine olympique , avant de passer pro en MMA, ndlr]. J'estime que c'est aussi un art martial. Et j'ai disputé ma première compétition de "wrestling" quand j'avais 13 ans. C'est grâce à cette base que j'en suis là aujourd'hui.

Vous avez une "spécialité", un coup surnommé le "Donkey kong punch". Pouvez-vous nous le décrire ?
Je ne l'ai pas baptisé comme ça moi-même. Il est inspiré du personnage Donkey Kong qui boxe les tonneaux. Un jour, une personne est venue me voir en me disant que quand je frappais mon adversaire, cela lui faisait penser à ce jeu vidéo. Et ce surnom s'est propagé comme une trainée de poudre. Sur Twitter, il y avait même le hashtag, on m'en parlait tout le temps.

Et Mousasi, vous avez l'intention de lui faire le coup de Donkey Kong ?
C'est mon but ! Je compte bien l'emporter par KO ou par soumission, n'importe comment pourvu que je gagne.

La France "résiste" toujours au Mixed Martial Arts. Etes-vous au courant de l'interdiction de votre sport en vigueur dans notre pays ?
Oui. Le gouvernement n'aime pas et ne veut pas organiser de compétition dans votre pays. Mais si vous regardez les sports de combat : la lutte, le rugby, le football américain, etc... c'est aussi très physique et vous pouvez vous blesser. Pour le MMA, c'est pareil, ni plus ni moins. Il faudrait que les gens qui décident chez vous se sensibilisent au fait qu'il s'agit là-aussi d'un sport, qu'ils se renseignent sur ces arts. Ils pourraient ouvrir les yeux sur notre discipline car ce n'est pas aussi brutal qu'ils le pensent. Nous sommes des athlètes professionnels, on s'entraîne tous les jours, à défendre, à renverser les positions. On combat en fonction de règles, sous le regard d'un arbitre et de juges, dans un temps imparti, tout est codifié. Ce n'est pas aussi barbare que ça l'a été par le passé.

>> A suivre sur RTL9 en léger différé samedi 31 mai à 22h40 

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