Une offensive anti-MMA du ministère des sports ?

Une offensive anti-MMA du ministère des sports ?

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SPORT DE COMBAT – Selon un document obtenu par Street Press, le ministère des Sports envisage une loi contre les arts martiaux mixtes. Il s'agirait de ne plus considérer la discipline juridiquement comme un sport mais relevant de la responsabilité pénale.

Les relations entre les pratiquants de MMA et les différents gouvernements n'étaient déjà pas au beau fixe. Elles risquent encore de se dégrader. Alors que le milieu de ce sport de combat se bat pour que sa discipline soit reconnue en France et qu'il puisse organiser des compétitions, le ministère des Sports, Valérie Fourneyron en tête envisage de le sortir du giron des disciplines sportives.

Selon un document que Street Press s'est procuré et rendu disponible en ligne (page 4) , le ministère des sports veut soumettre le MMA au "régime de la responsabilité civile et pénale" et non au "régime favorable applicable au sport". Ainsi "les règles administratives, pénales et civiles de droit commun trouveront alors à s’appliquer à ces compétitions sportives".

Les combattants réduits à des combats clandestins

Dans les faits, cela rendrait pénalement responsable l'entraîneur ou le responsable d'un club dont le licencié viendrait à se blesser durant la pratique de son sport. Une disposition qui devrait permettre des arrêtés préfectoraux interdisant la tenue de compétitions. Un dispositif venant alourdir l'interdiction de compétition dont souffre cette discipline. Cela devrait surtout empêcher ou rendre très difficile pour un club de s'assurer. De fait la pratique deviendrait impossible pour le grand public.

Mohammed Temmar, président de la FPAMM, une fédération de MMA, déclare à Street Press organiser la riposte à ce qui ne semble être, pour le moment, qu'une fuite organisée pour tâter le terrain. Des rendez-vous ont été pris avec Christian Jacob, président du groupe UMP à l'assemblée, avec la députée socialiste Seybah Dagoma, et Denis Masseglia président du Comité national olympique. Avec la crainte que ce dispositif jette les combattants dans l'illégalité des combats clandestins.

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