VIDÉO - Galères, images inédites, émotions... Thomas Coville se confie sur son record du tour du monde à la voile

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CONFIDENCES - Thomas Coville, le marin le plus rapide du monde, était, ce matin, l'invité de LCI.

Résilience et persévérance

"Ce qui ne te tue pas te rends plus fort". Cette phrase que l'on doit au philosophe allemand Friedrich Nietzsche, dans son essai "Le crépuscule des idoles" (1888), résume parfaitement la conviction qui a animé Thomas Coville tout le long de son difficile périple pour pulvériser dimanche le record du monde à la voile, sans escale, à bord de son maxi-trimaran, en 49 jours, 3 heures, 7 minutes et 38 secondes. "49 jours 3 h c’est un chiffre, c’est l’histoire d’un mec qui tombe et qui se relève, de l'équipe qui casse un bateau et le répare", a exprimé, visiblement ému, Thomas Coville sur LCI, rendant hommage à tous ceux qui ont rendu possible cet exploit.

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Thomas Coville : "C'est l'histoire d'un mec qui tombe et qui se relève"

Il rêvait de manger frais et de dormir

Celui qui a été soumi à une alimentation lyophilisée, savamment élaborée par son partenaire Sodebo a déclaré : "Avec Sodebo, on a bossé sur des repas qui me donne envie de manger, sur le goût". Mais à son retour sur la terre ferme, le skipper de Sodebo Ultim', n'avait quand même qu'une envie après son accostage : manger à nouveau du frais et dormir.

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Thomas Coville depuis son arrivée : "J'avais juste envie de dormir"

Une infection au genou qui a failli coûter cher

Durant son aventure, le Breton a été victime d'une infection au genou, à première vue bénigne. Mais, au milieu de l'océan Indien, avec un système immunitaire affaibli, Thomas Coville est contraint de se soigner. "En deux jours, c'est devenu grave", détaille d'ailleurs celui qui a dû prendre plusieurs antibiotiques. Le navigateur a dû s'armer de patience et attendre huit jours que le protocole médical fasse effet, envisageant entre-temps de s'inciser lui-même pour accélérer le processus de guérison.

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Thomas Coville sur sa blessure au genou : "J'ai vraiment cru devoir abandonner"

Etre skipper, c'est être sportif de haut niveau

Pour supporter les rudes conditions météorologiques, Thomas Coville a suivi une préparation physique intense. Mais autant pour les muscles que pour les méninges. Il travaille autant sa concentration et sa force physique et indique devoir mémoriser des phrases ou des mots, tout en poussant de la fonte. "Ne pas être mono tâche (...) il n'y a rien de plus masculin", a-t-il expliqué, louant l'aspect "multitâche" du cerveau féminin. Ah, les éternelles différences entre les hommes et les femmes...

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Thomas Coville sur sa préparation physique : "Il faut vraiment aimer ça, c'est une sorte d'éxutoire"

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