VIDÉO - Grèce : un ancien joueur international crée une équipe de foot de réfugiés

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RECONVERSION – L’ancien footballeur international grec, Antonios Nikopolidis, a créé une équipe entièrement composée de réfugiés de guerre. Le but : leur permettre de maintenir des liens sociaux avec le reste du monde.

Certains amateurs de football s’en souviennent peut-être, dans les médias il est considéré comme "l’artisan du succès grec à l’Euro 2004" ou le George Clooney du ballon rond. Antonios Nikopolidis est un ancien gardien de but reconverti en entraîneur. Depuis quelques mois, il n’entraine pas des joueurs normaux. Il a monté une équipe entièrement composée de réfugiés de guerre, le Hope Refugees FC. 


Dans cette équipe, on retrouve des Afghans, des Syriens ou encore des Iraquiens qui ont fui les combats. Aujourd’hui, ils attendent de pouvoir obtenir le droit d’asile, sans savoir combien de temps cela peut prendre. Ils vivent pour la plupart dans la zone industrielle à l’ouest d’Athènes, dans des containers aménagés. 

"Nous avons créé de vrais liens"

Ils s’entrainent trois fois par semaines avec Antonios Nikopolidis. L’idée de cette équipe est de divertir ces hommes mais surtout de leur apporter un lien avec l’extérieur. "Les réfugiés n’ont pas souvent l’opportunité d’interagir avec la population locale sans être dans une situation de misère, mais en étant comme des gens normaux faisant des activités normales", explique Petros Kokkalis, le secrétaire général de l’ONG, Organisation Earth, qui sponsorise l’Hope Refugees FC aux côtés de l’UEFA. 


Le dimanche, Antonios Nikopolidis et ses hommes rencontrent des équipes en ligue amateur composées d’avocats, de comptables ou encore de téléconseillers. "Je crois qu’ils ont déjà vu beaucoup d’améliorations dans leur quotidien mais le principal c’est surtout que nous avons créé un groupe d’amis avec de vrais liens. Tous nos efforts sont là", confie l’ancien joueur international. 

"C'est comme si vous étiez mort"

Pour des milliers de réfugiés, le football est la seule source de divertissement. "C’est chouette, ça nous occupe parce que sinon c’est très ennuyant. Quand on reste chez soi toute la journée, qu’on ne travaille pas, c’est comme si … c’est comme si vous étiez mort", raconte Hozaifa Hajdepo, un Syrien membre de l’équipe. 


Près de 9.000 réfugiés ont quitté la Grèce pour un autre pays de l’Union européenne mais le rythme de relocalisation est deux fois plus lent que prévu. La plupart de ces hommes se préparent donc à attendre encore longtemps à Athènes. 

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