VIDÉO - Hand : Thierry Omeyer revient sur les 3 temps forts de sa carrière avant son dernier match avec les Bleus

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HANDBALL – Thierry Omeyer, le mythique gardien de l'équipe de France, tire sa révérence internationale ce samedi soir (coup d'envoi à 18 heures), à l'âge de 40 ans, à l'occasion du match France-Norvège. Avant ce dernier baroud, le quadruple champion du monde revient sur ses dix-huit années en Bleu.

► Le temps de l'insouciance
Thierry Omeyer débute sa carrière internationale en septembre 1999 et dispute deux ans plus tard son premier Mondial, en France. ''Je joue 3 ou 4 matchs de poule, le quart de finale, puis je débute la finale'', rembobine celui qui compte aujourd'hui 347 capes, en attendant la dernière, ce samedi soir, contre la Norvège. Ses yeux bleus pétillent encore de ce souvenir. ''Tout se joue en prolongation et quand Bruno (Martini, l'autre gardien) arrête le penalty, on sait qu'on va être champion du monde. La finale à Bercy, devant 17.000 personnes, la famille, les amis en tribunes, ça reste un immense moment.'' Fort d'un palmarès qui s'est étoffé à Montpellier (5 Championnats de France, une Ligue des champions), ''Titi'' est propulsé numéro 1 à son poste dès 2004. Et n'a jamais déçu depuis.


Les dernières minutes de la finale 2001, avec un Omeyer en sueur et intenable sur la touche :

► Le meilleur gardien du monde
En 2006, la France est pour la première fois championne d'Europe, portée par son brillant gardien. Thierry Omeyer devient alors la référence à son poste, collectionne les trophées collectifs et individuels (meilleur joueur du monde en 2008, désigné meilleur gardien de tous le temps en 2010). Souriant en dehors, le portier est un compétiteur sans égal sur le terrain. ''En 2011, avant la demi-finale du Mondial en Suède contre le pays-hôte, Claude (Onesta, le sélectionneur) me montre un journal local où un ancien gardien explique que je suis fini et où un autre joueur m'insulte, raconte Omeyer. Ça m'a touché, j'aurais pu jouer tout de suite après avoir vu l'article et sans m'échauffer !'' Résultat : le numéro 16 réussit un grand match (16 arrêts) et obtient, le surlendemain, un troisième titre mondial.


Un petit best-of de la muraille Omeyer :

► Jusqu'en 2017, ''pour boucler la boucle''
Au Qatar, en 2015, Omeyer égalera Fernandez, remportant un 4e titre mondial, performance jamais réussie par un handballeur. ''La préparation s'est bien passée, on sait qu'il y a toujours beaucoup d'attentes mais on a un groupe de qualité, juge-t-il, prémonitoire, durant le tournoi. On veut aller au bout.'' Il ne se doutait pas encore qu'il jouerait ensuite la prolongation de sa  carrière à un point inespéré. Désormais sous contrat jusqu'en juin 2018 avec le PSG, le gardien est en effet parvenu à poursuivre en Bleu jusqu'au Mondial 2017, en France. ''Ce serait bien de boucler la boucle, souriait-il, le regard à nouveau espiègle. J'espère être toujours performant, c'est ce qui décidera de ma participation.'' Il en a disputé la plus grande partie sur le banc, mais est devenu champions du monde une 5e fois, à 40 ans. Point final parfait d'une carrière hors norme.

En vidéo

Thierry Omeyer : "il y a eu un véritable engouement autour de ce championnat du monde"

Ci-dessus Omeyer fait le bilan de son dernier Mondial, à la maison.

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