VIDÉO – Il débute ce vendredi à Bercy : le Mondial 2017 à Paris, un coup de pouce pour tout le hockey français ?

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COUP DE PROJECTEUR – La France co-organise avec l’Allemagne le Championnat du monde de hockey sur glace, qui débute ce vendredi et se terminera le 21 mai. L’occasion pour ce sport peu médiatisé dans l’Hexagone, mais très ancré localement, d’attirer enfin l’attention.

La France aborde "son" Mondial de hockey sur glace dans une forme de paradoxe : s'il reste relativement confidentiel, il n’en existe pas moins une véritable culture de ce sport dans nombre de villes françaises. On pense plus particulièrement à Rouen, Grenoble, Gap, Lyon, Amiens, Epinal, où l’on se réunit en masse pour déguster l’intensité des chocs entre casques, crosses et palets, tandis que flotte dans l’air la poussière de glace.

Il faudra que tout ce petit monde "monte" jusqu’à Paris-Bercy, qui accueillera, avec Cologne, tous les matchs de la compétition. Il le fera sans doute avec plaisir, notamment pour encourager les Bleus, dont l’entrée en lice est pour samedi (20h15) contre la Norvège. La France, 14e nation mondiale, sera d’autant moins favorite que la plupart des pays qualifiés considèrent, eux, le hockey comme un sport majeur.

Moins de 22.000 licenciés en France

"L’objectif c’est surtout d’ouvrir un peu notre public, d’emmener des gens dans cette salle. Parce que, en général, quand on voit un bon match de hockey, on a presque toujours envie de revenir", cible Luc Tardif, président de la Fédération française (FFHG), qui compte 21.651 licenciés, loin, très loin du basket (641.367), du handball (518.728) ou du volley (124.371). La faute aux prix élevés des équipements, qui rendent ce sport moins accessible aux familles.

Le potentiel, pourtant, est bel et bien là. L’engouement pour ce sport en France se traduit en un chiffre : avec 1887 spectateurs en moyenne dans les tribunes, la Ligue Magnus, le Championnat de France, affiche une affluence largement supérieure à celle du volley (1275) et proche de celle de la D1 de handball (2351), et ce bien que les Bleus n'aient plus disputé les Jeux olympiques depuis 2002.

L’enjeu de la co-organisation de ce Mondial, plus grand évènement d’hiver après les JO, est donc immense à l’échelle du hockey français. "Oui, ce sport est un peu méconnu, mais le Mondial va justement aider les spectateurs français à mieux comprendre le hockey, nos valeurs, et à donner un peu de rêve aux enfants", synthétise Pierre-Edouard Bernard, attaquant de l’équipe de France. Qui, s’il avait été plus jeune, se serait sans doute égosillé dans les travées de Paris-Bercy. Où se trouveront donc les joueurs de demain.

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