VIDÉO – Paris 2024 : focus sur les (très) jeunes prodiges français qui pourraient triompher aux JO dans 7 ans

ESPOIRS – Ils ne sont encore que des adolescents rêveurs mais, lors des Jeux olympiques 2024 à Paris, ils pourraient bien représenter les plus sérieuses chances de médailles françaises. Présentation en textes et en images.

"On a plus de 150 mineurs qui peuvent potentiellement participer aux JO de 2024, c’est une grosse responsabilité. Parce que, en étant à la maison, on doit logiquement être bien meilleurs que lors de toutes les olympiades précédentes. On se doit d’être devant beaucoup d’autres nations", pose Ghani Yalouz, directeur général de l’Insep, l'Institut National du Sport, de l’expertise et de la performance, où s’entraîne l’élite du sport français. Cela concerne aussi toutes les autres jeunes pousses disséminées sur le territoire français, ces graines de champions dont la floraison doit désormais forcément être programmée à l’échéance de 2024. Portrait des plus belles de ces promesses.

Koumba Larroque, 19 ans, lutte

"C’est sûr que Paris 2024 reste toujours dans un coin de ma tête, mais j’aimerais bien ne pas avoir à attendre Paris et gagner une médaille à Tokyo dès 2020." Koumba Larroque dit cela en rigolant, mais elle est on ne peut plus sérieuse, et enrage même d’avoir manqué l’édition 2016 à Rio. Elle peut : sous la cicatrice qu’elle a au front, conséquence d’une chute dans un escalier durant l’enfance, se trouve un mental d’acier, qui lui a notamment permis de s’entraîner avec des garçons jusqu’à aujourd’hui. Championne du monde et d’Europe cadettes, puis juniors (avec deux ans d’avance, du jamais-vu en France), elle représentait, déjà, cet été, la plus belle chance de médaille française aux Mondiaux seniors à Paris, après avoir glané une médaille de bronze aux Championnats d’Europe seniors l’an passé (qui ne l’avait pas satisfaite). Elle a dû encore se contenter de ce métal en août. Elle en a obtenu autre chose : "Combattre à domicile, c’est une pression positive pour moi", a-t-elle constaté.

Mathilde Gros, 18 ans, cyclisme sur piste

Il y a encore trois ans, elle était collégienne et rêvait d’une carrière dans le basket. Mais une fois arrivée à l’Insep, les formateurs détectent vite son potentiel hors du commun… sur un vélo. Triple championne du monde juniors, l’adolescente a impressionné son monde cette année en signant le 4e meilleur temps des qualifications, sur 200m lancé… lors des Mondiaux seniors. Tout en battant, au passage, le record du monde juniors. Pas mal pour celle qui, enfant, détestait les balades en VTT que lui infligeait son père. "Il a quasiment fallu lui apprendre à faire du vélo, racontait son entraîneur Herman Terryn à 20 Minutes. Elle savait en faire hein… Mais pour aller chercher le pain !" Aujourd’hui, il est plutôt question d’aller chercher une médaille olympique. Elle en rêve : "Faire les Jeux chez soi, ça décuple tout, ça décuple les capacités, on l’a vu avec les Anglais qui ont tout raflé chez eux à Londres (en 2012). C’est ce qui peut se passer en France", nous assure-t-elle.

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La génération 2024, les champions de demain

Prithika Pavade, 12 ans, tennis de table

La grandeur n’est pas qu’une affaire de taille : Prithika Pavade , 1,45 m sous la toise, est là pour le prouver. Brillante élève de 5e, elle est devenue vice-championne d’Europe cadets le 16 juillet dernier au Portugal. "Elle est déjà bien classée chez les juniors, et elle a même été quart-de-finaliste en Championnat de France au niveau seniors, donc on peut dire qu’elle est très précoce", euphémise son entraîneur, qui la couve dans son club de Saint-Denis, où elle évolue…  avec les professionnels. "Ils disent tous que je joue bien mais si je ne retiens que ça, je ne vais pas avancer", dit celle qui, sans complexe, affirme viser, à terme, "une médaille d’or olympique et un titre de champion du monde". Excusez du peu.

Heather Arneton, 14 ans, saut en longueur

Heather Arneton fait tout pour réaliser ses rêves d’une vie exclusivement sportive, au point d’avoir été scolarisée à domicile, pour n’avoir plus cours que le matin et s’entraîner tous les après-midi. Résultat : elle a battu le record du monde minimes l’hiver dernier, avec un saut de 6,57 m. Une performance digne des seniors. Mais Mouhamadou Fall, sprinter qui s’entraîne avec elle dans le Val d’Oise, n’a pas été surpris. "Elle a encore tellement de marge... D’ici trois ou quatre ans, elle peut décrocher une médaille olympique", assure-t-il. En attendant, son papa va devoir agrandir la cave de l’appartement familial, qui déborde de cartons remplis de coupes et de médailles. "C’est bien, il n’y a pas de bronze ou de trucs comme ça, il n’y a que de l’or", constate-t-elle en se replongeant dedans. Les JO à Paris en 2024 ? "À la maison, ce sera magique, on espère tous les faire, gagner et surtout s’amuser !", lâche-t-elle, les yeux pétillants. Après tout, elle n’aura alors que 22 ans.

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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