VIDÉO - Qui est Pierre de Coubertin, l'homme à l'origine de l'olympisme moderne ?

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PORTRAIT – Son nom évoque peut-être vaguement quelque chose, et pourtant, si les Jeux olympiques sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est en partie grâce à un homme, un Français : le baron Pierre de Coubertin.

Places, rues, stades, piscines… Son nom est partout, aux huit coins de l’Hexagone. Le baron Pierre de Coubertin a marqué l’histoire des Jeux olympiques par sa détermination. Ces jeux représentent à ses yeux "une grande leçon de philosophie que l'humanité se donne à elle-même. Ils sont le reflet de la conception du bonheur, de l'homme, de la perfection, de l'amour".

"L’important, c’est de participer (se battre)"

S’il est encore présent à l’esprit aujourd’hui, c’est d’abord pour sa célèbre devise. Vous l’avez sans doute déjà utilisée : "L’important, c’est de participer". Pas tout à fait à vrai dire. La phrase originelle vient d’un abbé américain. "Le mot, ce n’est pas participer, le mot c’est 'se battre', , explique l'ancien président du comité français Pierre de Coubertin, Alain Calmat. Voilà ce qui a été dit : 'Le principal, c’est de se battre au maximum'. Quand on se bat au maximum, c’est pour gagner". Et Coubertin aime gagner : il est champion de France de tir au pistolet, il arbitre la première finale du championnat de France de rugby et il est même champion olympique de poésie en 1912. 

L'homme qui est derrière la création du CIO

Pierre de Coubertin, c'est aussi l'homme qui a fermement contribué à moderniser et à organiser les Jeux olympiques. Le 23 juin 1894, il fonde le "Comité International Olympique", au cours d'une cérémonie à l'Université de la Sorbonne, à Paris. Comité qu'il présidera ensuite, sans faire preuve toutefois de beaucoup d’ouverture d’esprit. 


Coubertin est, en effet, un colonialiste, persuadé de la supériorité de la race blanche et pas franchement porté sur le sport féminin. "Il n’imagine pas que les femmes puissent se produire sur le stade comme des compétitrices. Pour lui, c’est insupportable, c’est quasiment pornographique. Par contre les femmes, dans son esprit, peuvent pratiquer le sport dans les gymnases ou dans des stades fermés aux regards des hommes", explique l'historien du sport à l'Université de Lausanne, Patrick Clastres. Aujourd’hui, il repose à Lausanne, près des instances olympiques. Mais puisque son cœur battait pour les jeux, il a été extrait de sa dépouille pour être inhumé symboliquement au sanctuaire d’Olympie.

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