VIDÉO - "Le coup de main est rapide à prendre" : on a testé le lancer de hache

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EXPÉRIENCE - C'est chemise à carreaux sur le dos que nous nous sommes rendus aux Cognées, la première salle française de lancer de hache. Ouverte il y a une dizaine de jours au nord de la capitale, elle fait découvrir aux Parisiens un sport très populaire au Canada.

L’entrée se fait par une petite rue du XVIIIe arrondissement. Juste derrière les rails du TGV qui conduisent à la gare du Nord. Derrière la devanture discrète, des cris rauques et des bruits sourds résonnent. Ici, on ne fait pas dans la dentelle. D’ailleurs, dès que l’on passe le pas de la porte, des rondins plantés de grosses haches et une horde d’individus déchaînés vêtus de chemises de bûcherons installent le décor. Bienvenue dans la première salle de lancer de hache française. Celui qui a eu l’idée de l’ouvrir, c’est Thomas Morel. 


Ce trentenaire, ancien conseiller en finance, a découvert cette discipline lors d’un voyage au Canada. Là-bas, le lancer de hache est très populaire. "C’est un sport qui existe depuis une quinzaine d’années là-bas. […] Et j’ai voulu le faire découvrir aux Français", raconte-t-il. Ici, en Hexagone, seule la Fédération française de lancer de couteaux permet de pratiquer cette discipline. Elle compte une dizaine de clubs. "Mais c’est un petit peu élitiste", précise Thomas Morel.


Une fois la hache en main, le principe est simple. Dans cet ancien centre de contrôle technique reconverti, les joueurs se partagent dix cibles, qui ressemblent à peu de choses près à celles utilisées pour le tir à l’arc. Chacune d’elles, tapissée d’écorces, est placée au bout d’un couloir grillagé. C’est mieux, si l’on veut éviter de décapiter son voisin. Après avoir adopté la bonne position, coude plié à 90 degrés et jambe gauche en avant, l’aspirant bûcheron n’a plus qu’à réaliser son lancer et espérer atteindre la cible. "Le coup de main est rapide à prendre", nous assure Xavier, qui vient pour la première fois. Nous, on n’en dirait pas autant. Mais après tout, chacun son truc !

Ce n’est pas une activité qui est dangereuseThomas Morel

Entraîné par le champion de France de lancer de couteaux et de haches, le patron est intraîtable sur la sécurité. Les joueurs doivent ainsi obligatoirement porter des chaussures fermées, rester dans la zone de lancer et attendre que les couloirs voisins soient vides pour tirer. Mais, bien pratiquée, "ce n’est pas une activité dangereuse, présice Thomas Morel. Au Canada, depuis dix ans, ils n’ont pas eu d’incidents. C’est pareil au niveau de la Fédération, il n’y a pas d’incidents qui ont été recensés".


La session dure une heure, dont 20 minutes d’entraînement, encadrées par le personnel de la salle, et 30 minutes de jeu. Celui-ci peut s’expérimenter seul, ou sous la forme de compétition. "L’objectif, en fonction des règles, ça va être de dépasser un certain nombre de points ou de viser certaines zones dans la cible", explique Thomas Morel. Prix de la nouveauté, l'expérience coûte 57 euros par personne.

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