VIDÉO - Les premiers mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "C'est un rêve d'enfant"

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Vendée Globe 2020 : l’Everest des mers

RÊVE ÉVEILLÉ - À la faveur d'une compensation délivrée par le jury, Yannick Bestaven a remporté le Vendée Globe malgré sa troisième place. Un instant de grâce pour le skipper Maître Coq IV, heureux de toucher enfin terre.

Il fallait veiller tard ou se coucher tôt pour vivre le dénouement du Vendée Globe. Il a fallu attendre 4h19, jeudi 28 janvier, pour mettre un visage et un nom sur le vainqueur de cette 9e édition. Cinquième, puis troisième puis premier en l'espace de quelques heures, Yannick Bestaven a vécu un final de folie pour remporter la course en solitaire, après 80 jours en mer, grâce au jeu des compensations allouées pour sa participation au sauvetage de Kevin Escoffier (PRB). À 48 ans, le Malouin s'impose pour sa deuxième participation, douze ans après son démâtage dès le deuxième jour de mer dans le golfe de Gascogne.

"J'ai l'impression de vivre un rêve, d'halluciner", a réagi à l'arrivée le skipper Maître Coq IV, qui succède au palmarès de la mythique course à Armel Le Cléac'h, vainqueur en un temps record de 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes en 2017. "Ça fait bizarre, on passe de la solitude totale à cette fête. Les gens sont là malgré le contexte compliqué. C'est un bonheur, je ne réalise pas encore ce qu'il se passe. Je suis toujours dans ma course, alors que c'est terminé. C'est un rêve d'enfant qui se réalise." "C'est même au-delà de mes attentes. En plus le finish est top", a-t-il ajouté, avec huit bateaux attendus sur la même journée. "Avoir galéré comme on a galéré pour finir comme ça en apothéose, et apporter une victoire à Maître Coq, c'est un rêve."

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En tête de la flotte pendant 17 jours, franchissant même le cap Horn en tête, le navigateur de 48 ans avait rencontré de grosses difficultés au large du Brésil, au point même d'abandonner l'idée d'arriver le premier aux Sables-d'Olonne. "J'ai toujours cru arriver. J'en étais sûr oui, mais à quelle place ? À un moment, j'ai cru pouvoir gagner en passant le cap Horn en tête. Au large du Brésil, je me suis dit : 'Tant pis, je ne gagnerai pas.' Finir dans les cinq [l'objectif qu'il s'était fixé au départ], c'était déjà bien", a-t-il avoué. "J'ai toujours cru en mes chances parce que je me sentais bien avec le bateau. Avec l'équipe, on a beaucoup préparé ce Vendée Globe. Je savais que j'avais un bateau fiable, que je pouvais tirer dessus. J'étais en confiance."

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C'était une régate à l'échelle planétaire- Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021

Encore pointé en cinquième position, dans la soirée du mercredi 27 janvier, Yannick Bestaven a joué le coup à fond, sachant qu'il avait tout à gagner, grâce aux 10 heures et 15 minutes dont il a été gratifié pour s'être dérouté afin de venir en aide à Kevin Escoffier. Alors que le trio de tête, emmené par Charlie Dalin, a mis le cap à l'Est, le trajet le plus court, mais aussi le moins pourvu en mer et en vent, le skipper Maître Coq IV a adopté pour une stratégie radicalement différente pour attaquer le final. Il a pris l'option Nord, une route plus longue sur laquelle il est allé chercher deux fronts dépressionnaires. Une stratégie payante.

"C'est l'option qui me convenait le mieux, par rapport à mon bateau et aux voiles que j'avais. Vu que j'étais cinquième, ça ne servait à rien de suivre derrière. Je n'ai pas hésité et j'ai pu me refaire après avoir perdu beaucoup au large du Brésil", a-t-il expliqué. "Ça a été impressionnant, ça n'a pas arrêté de faire le yo-yo. C'est toujours revenu par derrière, ce n'était pas bon d'être premier. Quand je l'étais, je me suis fait reprendre. Là, j'ai repris les heures suffisantes pour repasser devant Charlie [Dalin] avec le temps de compensation. On n'a pas chômé, c'était une régate à l'échelle planétaire. Ça a été très serré, ça l'est encore quand on voit le nombre de bateaux qui arrivent dans le golfe de Gascogne. C'est énorme, c'est du jamais vu, c'est historique."

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