VIDÉO - Même s'il n'est pas passé sous les 2 heures, Eliud Kipchoge a quand même bouleversé la course à pied

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DÉCRYPTAGE - Le Kényan Eliud Kipchoge est resté ce samedi juste au-dessus de la barrière des deux heures sur la distance du marathon (42,195 km), avec un temps de deux heures et 23 secondes. Renaud Longuièvre, manager des équipes de France d’athlétisme, apporte son éclairage sur cette performance hors du commun qui ne sera pourtant pas homologuée.

Cela s’est joué à une poignée de secondes, 23 pour être précis. Autant dire un souffle. Mais l’essentiel est ailleurs. En l’occurrence dans la tentative ce samedi matin, du Kényan Eliud Kipchoge de passer sous la barre des deux heures sur un marathon (42,195 km). Invité de LCI pour décrypter cette performance, Renaud Longuièvre, manager des équipes de France d’athlétisme, a ainsi insisté sur sa singularité : "On était très, très, très loin de conditions dites classiques. Et c’est bien pour ça que c’était un évènement et que toute la communauté de la course à pied s’est mise devant le direct…  Les organisateurs ont choisi une fenêtre météo idéale, ils ont attendu que l’hydrométrie soit la plus basse possible, du coup le coureur n’a même pas sué ! Ils ont même attendu une température de 12°C pour éviter que la fréquence cardiaque s’emballe."

Peut-on en tirer des indications en vue de prochaines compétitions ? Oui et non, répond celui qui s’est notamment occupé de Ladji Doucouré et de Muriel Hurtis. Car Kipchoge a bénéficié de conditions particulières : des chaussures spéciale contenant du carbone (et interdite en course), un terrain extra-plat sur le circuit de Monza, la "protection" de plusieurs coureur qui l'ont accompagné pendant la course ainsi que la présence d'une véhicule pour l'aspiration de l'air : "On est quand même 2 minutes 30 sous le record du monde ! Après, il faut rappeler qui est Eliud Kipchoge, un athlète exceptionnel qui a tout gagné depuis son plus jeune âge, qui est champion olympique du marathon à Rio. Et là,  il a axé tout son entraînement sur cette tentative de record. Ce n’est pas un inconnu comme le dernier recordman du monde du marathon [Ndlr : Dennis Kimetto], mais une grosse pointure mondiale. Et ce n’est pas du tout comme se préparer à une course, il n’est pas là du tout pour faire 1er. C’est complètement différent de tout ce qu’on connaît."

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