VIDÉO - "Allez boire un café" : la réponse d'Al-Khelaïfi à ceux qui doutent que le transfert de Neymar respecte le fair-play financier

QUESTIONS - Alors que la star brésilienne Neymar a officiellement été présentée ce vendredi au Paris Saint-Germain, et que beaucoup se posent des questions sur le montage financier ayant permis sa venue, le président du club Nasser Al-Khelaïfi a botté en touche. Plaidant la transparence et ne craignant pas le fair-play financier.

222 millions d’euros. C’est la somme record qu’a dû dépenser le Paris Saint-Germain pour s’offrir les services d’un des trois meilleurs joueurs du monde : Neymar. Si ce montant est ahurissant, elle fait en tout cas du Brésilien le joueur le plus cher de l’histoire devant entre autres Paul Pogba (120 millions d’euros), Gareth Bale (101 millions d’euros) ou Cristiano Ronaldo (94 millions). Du moins en théorie.


Car depuis quelques jours, les questions se succèdent quant au montage financier ayant permis ce transfert. Depuis l’instauration du fair-play financier en 2010 par l’UEFA (Union des associations européennes du football), il n’était guère envisageable d’assister à de telles dépenses par un seul club.

Tout ce que l’on a fait était transparent, c'est légal.Nasser Al-Khelaïfi

Un état de fait qui n’a, semble-t-il, pas inquiété outre-mesure le président parisien, ce vendredi en début d'après-midi, lors de la conférence de présentation du joueur :

"On respecte tout le monde. On doit respecter la transparence pour ce transfert avec l’UEFA. Tout ce que l’on a fait était transparent, c'est légal, donc je ne suis pas dérangé par qui que ce soit."

Montage financier habile ?

Sauf que ces derniers jours, la thèse d’un montage financier explique la façon dont le Paris Saint-Germain a pu s’offrir sa star. Sur les 222 millions, ce serait le Qatar lui-même qui aurait versé au joueur la somme pour qu’il rachète sa clause libératoire auprès du FC Barcelone (222 millions d’euros donc). En échange, le joueur deviendrait ambassadeur en vue de la Coupe du monde 2022 se déroulant… au Qatar. Pas (ou très peu) de dépenses ainsi pour le club parisien, qui profiterait en sus des retombées économiques (merchandising, marketing…) de l’attaquant brésilien. Même si le club devra dégraisser, notamment au niveau de la masse salariale.

Mais encore une fois, Nasser Al-Khelaïfi a balayé d’un revers de main cette hypothèse en conférence de presse : "Nous avons payé la clause libératoire entre Neymar et Barcelone, ce n’est pas Neymar directement. Ce que racontent les médias n’est pas intéressant". Le patron de QSI a même invité les journalistes qui prédisaient "une violation du fair-play financier" à "aller boire un café".

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Nasser Al-Khelaïfi : "Tout ce qu'on a fait est légal"

L’UEFA aux aguets

Grande confiance donc pour le président qatari, qui espère capitaliser sur la valeur énorme du joueur. "Je ne pense pas que ce soit cher (222 millions d’euros), je suis sûr qu'on va gagner plus d'argent avec lui […] Avant Neymar, le club valait 1 milliard d'euros, maintenant il en vaut 1,5. Il n'y a qu'un Neymar. 222 millions d'euros? Dans deux ans, il en vaudra au moins le double."

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Si les observateurs doutent, l’UEFA joue la carte de la prudence pour le moment. Elle préfère faire confiance au club mais a indiqué qu’elle demanderait au PSG d’expliquer comme il compte financer ce transfert. En plus des 222 millions d’euros, le PSG devra en effet s’acquitter du salaire du joueur (estimé à 30 millions d’euros net par an) et de diverses primes. Soit au final peut-être le double de la somme.


A son arrivée, Nasser Al-Khelaïfi avait assuré qu’il ferait preuve de transparence sur tous les transferts du club. Il devra clairement en dire davantage dans les jours à venir.

Adopté en 2010, il doit en théorie empêcher les dépenses excessives d’un club en matière de transfert. Dès lors, les clubs ne doivent pas dépenser plus d’argent qu’ils n’en gagnent. La tolérance ? 45 millions d’euros de déficit. En cas de non-respect de cette règle, des sanctions sont prises, de la simple amende à l’interdiction de recrutement.

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