Après des échauffourées, le match Nice-Marseille définitivement arrêté

Le match entre Nice et Marseille a viré à la boxe dimanche soir. Des débordements impressionnants sur le terrain, des joueurs blessés et une rencontre interrompue... le débat est relancé sur le comportement de certains supporters.

FOOTBALL - Le match Nice-Marseille a été interrompu par l'arbitre après l'envahissement du terrain par des supporters ce dimanche soir. Après une heure et demie d'interruption, l'arbitre a officiellement mis fin à la rencontre, les joueurs de l'OM ne souhaitant pas reprendre. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice.

Tristes images ce dimanche à l'Allianz Riviera. Le match de football entre l'OGN Nice et l'Olympique de Marseille a été interrompu par l'arbitre après l'envahissement du terrain par quelques supporters niçois, ce dimanche soir pour la rencontre de clôture de la 3e journée de Ligue 1. L'incident a commencé à la 75e minute quand le joueur de l'OM Dimitri Payet a renvoyé vers la tribune des supporters de Nice une des nombreuses bouteilles en plastique qu'il recevait à chaque fois qu'il allait tirer un corner.

Furieux, des supporters sont descendus sur la pelouse pour menacer le N.10 marseillais, avant que l'arbitre ne renvoie les joueurs aux vestiaires. 

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Nice-Marseille, le match de la honte

Sampaoli fou de rage

Heurté par un des projectiles, Payet s'est effondré au sol avant de se relever et d'empoigner la bouteille qui l'avait touché pour la lancer vers la tribune. Ses coéquipiers Alvaro Gonzalez et Mattéo Guendouzi ont couru vers le "kop" pour haranguer la zone d'où venait la bouteille. Dante, le capitaine niçois, est arrivé à son tour pour tenter de calmer les supporters.

Un cordon de sécurité de stadiers, vêtus de gilets jaunes, a essayé d'arrêter les supporters, mais des coups ont été échangés à différents endroits du terrain dans une mêlée entre joueurs des deux équipes, supporters et stadiers.

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Parmi les nombreux acteurs en colère, l'entraîneur de Marseille, Jorge Sampaoli, a dû être maîtrisé par des membres de son staff pour ne pas se battre. Dans le couloir des vestiaires, selon les images diffusées à la télévision, le président de l'OM, Pablo Longoria, discutait avec ses joueurs et des dirigeants niçois. Le président de Nice, Jean-Pierre Rivère, était lui sur la pelouse pour parler à ses supporters derrière le but niçois.

Après plus d'une heure et demie d'interruption, le match a été officiellement et définitivement arrêté par l'arbitre. Forces de l'ordre locales, autorité préfectorale, Ligue de football professionnelle et OGC Nice avaient pourtant convenu d'une reprise de la rencontre. Las, les joueurs de l'Olympique de Marseille ont choisi de ne pas revenir sur le terrain. L'officiel de la rencontre - M. Benoît Bastien - a mis le ballon au poteau de corner, a sifflé la reprise du jeu et constaté l'absence des Phocéens. Il a finalement signifié la fin de la partie. 

"Nos joueurs ont été agressés"

Après le coup de sifflet final, le président de l'OM, Pablo Longoria, a justifié la décision de ses joueurs. "On a décidé pour la sécurité de nos joueurs, qui ont été agressés lors de l'envahissement du terrain, de ne pas reprendre le match car la sécurité de nos joueurs n'était pas garantie", a-t-il expliqué dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. "L'arbitre était avec nous, il nous a confirmé à Jorge Sampaoli [l'entraîneur, NDLR] et à moi que la sécurité n'était pas garantie et avait décidé d'arrêter le match", a ajouté le dirigeant. Mais "la Ligue (LFP) avait décidé pour une question d'ordre public de faire reprendre le match. Ce n'est pas acceptable pour nous, nous avons décidé de rentrer à Marseille", conclut-il. 

Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte après les incidents qui ont conduit à l'interruption du match, a indiqué lundi à l'AFP le parquet de Nice. "Une enquête est en cours, mais il n'y a pas de garde à vue" à ce stade, a précisé le parquet.

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