VIDÉO - On a visité le Golf national, l'écrin qui va accueillir la Ryder Cup

COULISSES - Du 28 au 30 septembre prochains, la Ryder Cup débarque en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines. Avant ce grand rendez-vous, réunissant le monde de la balle blanche, LCI s'est rendu sur place pour visiter les installations de l'Albatros. Premières impressions.

Un écrin majestueux pour la Ryder Cup. Du 28 au 30 septembre prochains, la compétition la plus attendue de la planète golf va se jouer pour la première fois en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines. Le Golf national de Guyancourt, qui héberge annuellement l'Open de France depuis 1991, se prépare à recevoir quelque 200.000 spectateurs pour la 42e édition de ce tournoi au sommet opposant les 24 meilleurs joueurs d'Europe et des États-Unis, repartis en deux équipes.


Ouvert à tous les licenciés, le Golf national dispose de trois parcours : l'Oiselet (9 trous) présente les situations propices à l'entraînement, l'Aigle (18 trous) propose une bonne base pour prendre confiance, et enfin l'Albatros, l'un des tracés les plus spectaculaires et rugueux d'Île-de-France, n'offre lui aucun droit à l'erreur. C'est sur ce circuit de 18 trous, aux fairways étroits, aux obstacles d'eau et au final redouté des meilleurs, que va avoir lieu la Ryder Cup. Moins d'un mois avant les premiers coups de clubs, LCI a eu la chance de pouvoir visiter le chantier monumental, accompagné de Paul Armitage, le directeur du Golf national depuis août 2014.  

Un golf à la démesure de l'événement

Au volant de sa voiturette de golf, l'homme à la tête du complexe nous présente le profil de l'Albatros, rouvert quelques semaines plus tôt après des années de modernisation en vue de la Ryder Cup. "C'est un parcours hyper exigeant du trou n°1 au trou n°18", explique-t-il à LCI. "On ne peut pas trop s'égarer parce qu'il y a des roughs, des parties d'herbes hautes qui n'ont pas été tondues. Elles sont très proches des airs de jeu. On ne peut pas lâcher trop de coups. Les greens (la zone de gazon tondu ras, ndlr) sont assez torturés au niveau des pentes. Mais c'est un parcours franc, il ne cache rien. Ce n'est pas un circuit piège qui vous pousse à la faute. Si vous jouez bien, vous scorez bien. Si vous jouez mal, il vous mange." Nous voilà prévenus. 

Tout le long des 15 kilomètres de routes qui serpentent autour de l'Albatros, le futur terrain de jeu des golfeurs sélectionnés pour la Ryder Cup, les jardiniers et les ouvriers s'affairent. Les uns tondent, traitent et arrosent le gazon, deux fois par jour, matin et soir. Les autres sont perchés à plusieurs mètres de haut, sur les échafaudages, pour terminer le montage des neuf pavillons éphémères, nommés en fonction des fleuves français (Garonne, Seine, Loire...). 


Trois villages, le West Village avec l'entrée numéro 1, l'East Village et l'entrée numéro 2, le Media Village, ont été construits pour accueillir les visiteurs du monde entier. Dans ces immenses structures provisoires, les spectateurs pourront profiter d'un service de restauration (8000 repas assis seront servis par jour) et de plusieurs points de vente, dont la plus grande structure de merchandising sur un tournoi de golf. Les exposants, les partenaires et les sponsors de l'événement tels que la France ou Rolex, auront aussi leur pavillon. Pour acheminer les 200.000 spectateurs attendus sur trois jours, un terminal de bus temporaire est en chantier.

Une tribune géante au départ du 1

La visite se conclut au départ du trou numéro 1. Face à nous, culmine à 22 mètres de haut la plus grande tribune que la Ryder Cup ait jamais connue. Elle peut accueillir jusqu'à 6800 spectateurs, quatre fois plus que la tribune d'Hazeltine aux États-Unis lors la précédente édition en 2016. Une fois à son sommet, elle offre une vue plongeante, à 360°, sur 11 des 18 trous. 


"Il y a deux principales raisons qui nous ont amenés à avoir le plus beau et le plus gros", nous détaille le directeur du Golf national. "Premièrement, il a une expérience autour de la Ryder Cup qui est le départ du 1. Quand les joueurs partent du trou n°1, c'est plus bruyant qu'un stade de foot. Les gens chantent, c'est très coloré et bon enfant. Les organisateurs ont voulu accentuer ça, mettre encore plus d'ambiance et montrer que le golf n'est pas un sport coincé et vieillot mais une discipline jeune où on chante et vit notre passion. Ensuite, le site s'y prête parfaitement. Le Golf national est un stade naturel, il n'y a pas beaucoup de végétations et moins besoin de sièges sur le parcours. C'est pour ça qu'on a mis le paquet à cet endroit-là."

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