VIDÉO - Sponsor sur le maillot, formation, Guy Novès... ce que compte faire le nouveau président de la FFR, Bernard Laporte

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INTERVIEW - Élu samedi en début d'après-midi à la tête du rugby français, Bernard Laporte a hâte de se mettre au travail dès lundi. Invité de l'émission #Club26 sur LCI, l'ancien sélectionneur du XV de France a présenté les grands chantiers qui l'attendent dans les semaines et les mois à venir.

Un discours frais et des idées fortes. Depuis samedi, Bernard Laporte est le nouveau visage du ballon ovale en France. Parti en campagne il y a plus d'un an, l'ancien sélectionneur du XV de France et secrétaire d'État aux Sports a réussi à mettre au tapis Pierre Camou, président sortant de la FFR, avec 84,84% des voix


Invité de l'émission #Club26 sur LCI, au lendemain de son élection, l'ancien manager du RC Toulon a détaillé les grandes lignes de son programme. Parmi celles-ci, son souhait de redorer le blason du XV de France, sa volonté de relancer la formation, sa tentation d'abandonner le projet de Grand Stade ou encore son envie de reprendre le dossier de l'organisation de la Coupe du monde 2023 en France. Voici ce qu'il nous a dit.

Un sponsor maillot, et pourquoi pas ?

"L'équipe de France, c'est la vitrine du rugby français. C'est une évidence. C'est le principal outil de promotion. Quand l'équipe de France se porte bien, quand elle gagne, elle fait rêver les gamins et ils ont envie de jouer au rugby. On le sait et on l'a toujours su. Je veux vendre l'équipe de France pour avoir des recettes pour le monde amateur. Ce n'est pas pour payer les joueurs de l'équipe de France. (Sur sa volonté d'avoir recours à un sponsor maillot) Tout le monde en a un. Aujourd'hui, je n'ai pas honte de mettre un beau fleuron industriel français sur le maillot de l'équipe de France". 

La formation française, le chantier numéro un

"Il faut redonner place aux joueurs français. J'ai peur que les jeunes se disent : 'on ne pourra plus jouer', si on ne va chercher que des Fidjiens, des Néo-Zélandais ou des Sud-Africains. On va relancer la formation pour faire en sorte, qu'à terme, il y ait beaucoup de choix, beaucoup de possibilités pour les entraîneurs."

Guy Novès, l'homme de la situation

"Bien sûr que je veux que Guy Novès reste entraîneur de l'équipe de France. C'est le meilleur. Il a un gros palmarès. Il a du charisme, c'est le plus compétent. J'ai envie que l'équipe de France regagne, qu'il continue le travail qu'il a amorcé... Après c'est lui qui choisira (s'il veut rester), je ne veux pas répondre à sa place."

Le Mondial 2023, un objectif pour la France

"Il nous tarde de couvrir tous les dossiers, et les dossiers les plus importants. Il faut remettre en mouvement cette Fédération, la faire avancer. Il y a des dossiers importants à traiter. On a parlé du Stade de France, parlons aussi du dossier 2023 avec l'organisation de la Coupe du monde. La France a initié un dossier de candidature, et il faut le porter haut et fort parce qu'on doit gagner l'organisation de cette Coupe du monde." 

Laporte, le "président bénévole"

"Je serai un président bénévole. J'ai 52 ans donc il me faut travailler. J'ai besoin d'activité professionnelle, comme vous, comme tout le monde, mais je ne veux absolument pas être rémunéré par la Fédération française de rugby."

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