VIDÉO - Trump "clochard" : LeBron James ne regrette pas son insulte et le met en garde contre des protestations en NBA

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CONTESTATION - Entre Donald Trump et les sportifs américains, le torchon brûle depuis quelques jours. La star des Cleveland Cavaliers, LeBron James, a déclaré lundi qu'il ne regrettait pas d'avoir insulté le président des États-Unis dans un tweet incendiaire. Il a annoncé qu'une fronde anti-Trump au sein même de la NBA n'était pas à exclure, à l'image de celle lancée par les footballeurs de la NFL.

Comme pour Voldemort, le grand ennemi d'Harry Potter, il est celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Depuis le week-end dernier, Donald Trump est au coeur d'une guerre, qu'il a lui-même déclenchée, contre les sportifs de son pays. Les vitupérations du président des États-Unis, qui a d'abord insulté les joueurs de la NFL s'agenouillant lors de l'hymne national pour protester contre le racisme, puis a pris à partie le basketteur des Golden State Warriors Stephen Curry, dont il n'a pas apprécié les hésitations dans sa décision de se rendre ou non à la Maison-Blanche, ont suscité un tollé général et de (très) nombreuses réactions. 

Parmi toutes celles qui ont été recensées, le tweet de LeBron James, dans lequel le basketteur a traité le milliardaire de "clochard", a eu un écho retentissant avec plus de 650.000 retweets et 1,4 million de likes. Lundi, l'ailier de Cleveland - très critique envers Trump depuis son élection - s'en est expliqué pendant une dizaine de minutes lors du "media day", journée consacrée aux médias et qui ouvre le camp d'entraînement de la franchise des Cavaliers. 


Et comme à son habitude, la star des "Cavs" s'est astreint à ne pas prononcer le nom du président américain, préférant parler du "mec". "Ce n'était même pas une insulte, a-t-il lancé en préambule en référence à son tweet. C'était plutôt un "espèce de clochard !" Moi et mes amis, on s'appelle comme ça tout le temps. Sauf que lui, ce n'est pas mon ami."

Il utilise le sport pour nous diviserLeBron James

Interpellé sur les insultes du président américain à l'encontre des sportifs, "King James" a fait part de son dégoût. "La chose qui m'a frustrée, c'est qu'il utilise le sport pour nous diviser. Le sport est quelque chose de formidable, qui peut rassembler les gens, peu importe leur taille, leur forme ou leur race, comme rien d'autre. Je ne vais pas laisser qui que ce soit, peu importe sa puissance, utiliser le sport pour nous diviser", a-t-il lancé. "Il ne comprend pas le pouvoir qu'il a en tant que président de ce pays. Il ne comprend pas combien d'enfants, de toutes les origines, regardent en direction du président des États-Unis pour ses conseils, son leadership, ses mots d’encouragement. Il ne comprend pas ça. C'est ce qui me rend le plus malade."

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La National Football League répond aux propos de Donald Trump avec cette vidéo

Sportif le plus célèbre de l'Ohio, État qui a voté massivement pour Trump, LeBron James a estimé que ses compatriotes qui s'étaient prononcés en sa faveur avaient sans doute commis une erreur. "Je ne pense pas que beaucoup (d'électeurs de Donald Trump, ndlr) sont éduqués, a-t-il précisé. Je pense que c'est l'un des plus grands problèmes quand arrive le moment de voter. Les gens ne sont pas éduqués sur la personne pour qui il vote ou sur ce qui se passe dans le monde. Ils font des choix et disent des choses qui montrent qu'ils ne sont pas éduqués. Est-ce que je dis que les gens de l'Ohio ou des autres États qui ont fait ce choix n'étaient pas éduqués ? Ils pouvaient l'être ou non, mais ça ne veut pas dire que c'était le bon choix."


Si "les choses ne changent pas d'ici là" (comprendre si Donald Trump ne change pas d'attitude dans les prochains jours), le triple champion NBA a laissé entendre que des gestes de protestation pourraient voir le jour lors de l'ouverture de la saison, le 17 octobre. On pourrait alors voir plusieurs sportifs mettre genou à terre, dans la lignée du mouvement contestaire lancé par l'ancien quarterback de l'équipe de football américain des 49ers, Colin Kaepernick, aujourd’hui sans club et principale cible des foudres du président des États-Unis.

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