Wingsuit : Fred Fugen, des Soul Flyers, continue de voler en hommage à son alter ego décédé

Wingsuit : Fred Fugen, des Soul Flyers, continue de voler en hommage à son alter ego décédé

HOMMAGE - Depuis le 17 novembre dernier, Fred Fugen, pionnier français du wingsuit, est orphelin de son "frère" de vol, Vince Reffet, avec qui il formait les Soul Flyers depuis 2003. Malgré ce drame, le natif d'Annecy continue d'affronter les cieux en hommage à son ami décédé.

Ils formaient un duo qui repoussait sans cesse les limites et défiait l’impossible. Depuis 2003, les Soul Flyers côtoyaient les airs, que ce soit en parachute, base jump, freefly ou en wingsuit. Le 17 novembre dernier, Fred Fugen a brutalement perdu son compère de vol, Vince Reffet, dans un accident lors d'un entraînement à Dubaï. Un drame qui l'a profondément marqué, mais qui n’a pas entamé sa motivation pour continuer à défier les airs.

"Je me suis mis en tête d’aller au bout de tous les projets qu’on avait envie de faire avec Vince. Pour lui rendre hommage, pour nous, pour lui, pour ce qu’on représentait à deux", confie-t-il au micro de TF1 dans la vidéo ci-dessus. Pendant près de 17 ans, les deux hommes ont fait vibrer des millions d’internautes à coups de vidéos toutes plus impressionnantes les unes que les unes, s’élançant de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa à Dubaï, ou entrant dans un avion en plein vol.

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On est allés 1.000 fois plus loin que ce qu’on aurait pu imaginer.- Fred Fugen, membre des Soul Flyers.

Des exploits réalisés après des heures d’entraînement, comme l’explique Fred Fugen : "On a pu s’entraîner pendant six mois, parfois un an, deux ans, pour arriver à faire un saut qui va durer une minute, peut-être moins. Ce qui nous excitait vachement, c’était de pouvoir créer un entraînement pour quelque chose qui n’a jamais été fait." Des performances qui ne se réalisent pas sans peur : "C’est évident qu’à chaque saut, on a conscience du risque et on le prend en compte. Cela créé aussi une certaine peur, mais cette petite peur et cette notion du risque créé surtout une concentration."

Pour Fred Fugen, voler a toujours été "un rêve de gosse" : "J’ai eu l’occasion de faire mon premier saut à l’âge de 10 ans, en tandem avec mon père. J’ai adoré et j’ai toujours voulu continuer après ça." Il y a quelques jours, le quarantenaire continuait de vivre son rêve, dévalant à sa manière, en wingsuit, l’une des pistes de ski les plus connues au monde à Val-d’Isère. Non sans nostalgie : "Ce que l’on a vécu pendant toutes ces années, c’est quand même complètement taré. On est allés 1.000 fois plus loin que ce qu’on aurait pu imaginer."

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