VIDEOS - Les meilleures "punchlines" de Mohamed Ali

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CARNET NOIR - Mohamed Ali s'est éteint à 74 ans dans la nuit de 3 au 4 juin après voir été hospitalisé pour un problème respiratoire. Le boxeur le plus célèbre du monde, activiste passionné, était aussi un orateur hors-pair. Il laisse des citations qui ont fait l'histoire.

Mohamed Ali n'était pas qu'un boxeur. Il était "The Greatest", le plus grand d'entre eux. La personnalité hors norme du boxeur lui a valu d'être couronné "Sportif du siècle" par la bible du sport US, Sports Illustrated, et par la BBC en 1999.

Décédé à l'âge de 74 ans dans la nuit du 3 au 4 juin 2016, après plus de trente ans à lutter contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali était aussi un orateur hors pair, sachant, au détour d'une conférence de presse, chambrer son adversaire, ou interpeller le gouvernement sur des problèmes de fond. Il laisse des "punchlines" d'anthologie qu'on vous compile ici.

"Je suis le plus grand"
C'est en 1961 que Mohamed Ali, qui s'appelle encore Cassius Clay, entend à la radio cette phrase prononcée par un catcheur de l'époque, "Gorgeous George", réputé pour être un pro de la promo. C'est à ce moment-là, à l'âge de 19 ans, qu'Ali décidera de parler... beaucoup parler pour assurer le show ?  Il reprend ce discours juste avant d'affronter Sonny Liston en 1964. Champion olympique un an plus tôt, à 19 ans, Ali remporte son combat face à celui qui reste un des plus gros puncheurs de l'histoire de la boxe. 

► "Je n'ai pas de problème avec les Vietcongs. Aucun Vietcong ne m'a traité de nègre" 
Le 17 février 1966,  il refuse de servir dans l'armée américaine en raison de son engagement politico-religieux, faisant valoir que son titre de ministre de la Nation of Islam l'en exonérait. Dépouillé de son titre des poids lourds en 1967, ce proche de Malcolm X, autre activiste noir de légende, écope d'une amende de 10.000 $ et est condamné à cinq ans de prison pour insoumission. Cette condamnation a été annulée par la Cour suprême des États-Unis en 1971.

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► "Vous n'êtes pas aussi bête que vous en avez l'air, j'ai vu votre femme." 
Au président des Philippines Ferdinand Marcos avant le "Thrilla in Manila", son troisième et dernier combat contre Joe Frazier.

"Je vole comme le papillon, pique comme l'abeille, ses mains ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas. Là, tu me vois, mais là tu ne me vois plus. George croit qu'il le peut, mais moi je sais que non". 
Le passage sur le papillon est emprunté à Drew Bundini Brown, l'un de ses entraîneurs et hommes de coin. Il les a repris à son compte juste, en 1974, avant d'affronter George Foreman. 

"Je me suis déjà battu contre un alligator, j'ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j'ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l'hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade."
En 1974, Mohamed Ali, qui n'est plus champion du monde, veut récupérer ses ceintures lors du fameux "Rumble in The Jungle" face à George Foreman organisé à Kinshasa au Zaïre. Lors de la conférence de presse d'avant-combat, il déclame ce poème qui restera dans l'histoire à tout jamais. 

► "Dieu m'a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n'étais qu'un homme comme les autres, que j'avais des faiblesses, comme tout le monde. C'est tout ce que je suis: un homme."
C'est un Ali apaisé qui, au cours d'une interview en 1987, revient sur la maladie qui lui a été diagnostiquée trois ans plus tôt. 

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