Y a t-il un effet Martin Fourcade ?

Y a t-il un effet Martin Fourcade ?

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BIATHLON - La moisson se poursuit pour Martin Fourcade. Après les JO, le Catalan, au terme d'une saison 2013-2014 époustouflante, décroche le titre de numéro un mondial au classement général et de jolis globes de cristal. De quoi susciter des vocations ?

La star des JO, c'était lui. Martin Fourcade, le double champion olympique de Sotchi a remporté, dimanche, lors de la dernière étape de la coupe du monde de biathlon à Oslo, le globe de cristal de la mass-start après avoir glané ceux de la poursuite, du sprint. Une razzia qui nourrit un peu plus la légende du Catalan et qui inspire ? Tout porte à le croire.

"Je dois reconnaître que les retransmissions télé représentent un vrai plus. A Sotchi, le grand public a découvert le phénomène Martin Fourcade, un grand champion. Mais, n'oublions pas qu'en réalité, on ne parle de biathlon que tous les quatre ans" déplore Christian Dumont, responsable du développement du biathlon à la fédération française de ski.

Un sport fun et à suspens

Devant leurs écrans, pendant les JO, les téléspectateurs ont été bluffés par ce sport à rebondissement. Au point de chausser les skis de fond et de se mettre une carabine sur le dos ? On dirait bien que oui comme le confirme Frédéric Lahaye-Goffart, directeur de la station de Bessans en haute maurienne, une des 45 stations où l'on peut s'adonner au biathlon, une discipline "plus ludique que le ski de fond et dont la dimension "jeu" est très appréciée".

D'ailleurs, "les quinze derniers jours de février [qui ont suivis la moisson de Fourcade à Sotchi, ndlr], Yves, le gérant du magasin Loulou sport 2000 à l'Alpe du Grand Serre a vu "son équipement biathlon" pris d'assaut : "effet JO ou pas, une chose est sûre, la discipline commence à être connue et cela se sent dans une station comme la notre. La clientèle qui a loué mes quatre carabines laser est plutôt jeune et ce qui l'attire, c'est avant tout le tir" analyse-t-il.

Etre né les pieds dans la neige...

Bien que les initiations gratuites se multiplient, le directeur de station rappelle "que faire du biathlon, c'est comme le piano, il faut en faire tous les jours". Alors, quand on habite en ville ou que l'on n'est pas né les pieds dans la neige... difficile d'être assidu.

Autre difficulté : les structures. "Elles ne nous permettent pas de faire du biathlon un sport de masse. Faute d'avoir les moyens humains (moniteurs, encadrement) et financiers suffisants" conclut Christian Dumont. La folie biathlon, telle la belle au bois dormant se réveillera dans quatre ans pour de nouvelles médailles.
 

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