Angela Merkel, chancelière sans coalition

  • VICTOIRE ÉTRIQUÉE • Le 24 septembre, Angela Merkel et la CDU-CSU remportaient les élections fédérales allemandes avec le pire score pour le parti de la droite conservatrice de l'après-guerre, avec 33% des voix. Derrière elle, son ancien allié du SPD en net recul qui ne souhaite plus gouverner, l'extrême droite de l'AFD, les libéraux du FDP et les Verts. Seuls ces deux derniers acceptent de discuter d'une coalition

  • ALLIÉS EXIGEANTS • Rapidement, les discussions achoppent : la politique migratoire d'Angela Merkel ne convient pas aux libéraux, ni à la CSU, et les Verts la jugent insuffisante. De la même façon, les ambitions européennes de ces derniers contreviennent aux frilosités du FDP, très sourcilleux face à la préservation de l'excédent budgétaire allemand et pas trop fan des mécanismes de solidarité budgétaire européens.

  • NOUVELLES ÉLECTIONS ? • Ces difficultés perdurent depuis deux mois et Angela Merkel a acté, lundi 20 novembre, de l'échec des négociations. Lui reste à essayer de convaincre, avec l'appui du président fédéral, le SPD de sortir de "sa cure d'opposition" ou à espérer trouver des alliés plus conciliants dans le FDP ou les Grünen. L'AFD n'étant pas une option. Sans quoi, de nouvelles élections pourraient être organisées.