Crise au Venezuela

  • L'IMPOSSIBLE SUCCESSION DE CHAVEZ • Depuis la mort du "Comandante" en 2013 et sa succession par Nicolas Maduro, le Venezuela est en prise à une gravissime crise économique : modèle de redistribution des richesses, le pays ne peut plus valoriser sa manne pétrolière et voit son inflation atteindre des sommets monstrueux : 1.350.000% en 2018. De quoi paupériser une population dans un pays en proie aux fortes divisions entre pro-régime, chavistes déçus et opposants plus ou moins radicaux.

  • MADURO CRITIQUÉ • Réélu dans la contestation en 2018, Nicolas Maduro, soutenu par la Russie ou la Chine, doit faire face à un opposant redoutable, Juan Guaido, président du parlement, qui a les faveurs de pays aussi puissants que les Etats-Unis et, dans la foulée, le Brésil et l'Union européenne. Ce dernier s'est auto-proclamé président par intérim le 23 janvier, comme l'y autorise la Constitution, mais n'est pas parvenu à s'allier l'armée, qui reste fidèle au pouvoir madurien. D'autres pays, tels le Mexique et l'Uruguay, sont favorables à une médiation de l'Onu.

  • CRISE HUMANITAIRE • Toujours soutenu par une frange non négligeable de la population, principalement les classes les plus modestes, le pouvoir se montre inflexible face à l'opposition, ce qui favorise l'exil de nombreux vénézuéliens dans les pays frontaliers. Devant les pénuries alimentaires et de produits de première nécessité, les pays soutenant Juan Guaido ont organisé des convois humanitaires bloqués par les fidèles du régime, tandis que des pannes de courant se déclarent régulièrement. Au point que, le 11 mars, Guaido fait voter l'état d'alerte par le parlement qui lui est resté fidèle.

Chronologie