La colère des Gilets jaunes

La colère des Gilets jaunes

  • LA HAUSSE QUI MET LE FEU AUX POUDRES  • Conjoncture et hausse de la taxe carbone : ce sont les premières raisons qui ont poussé Gilets jaunes sur les rond-points et dans les rues en novembre 2018. Après deux semaines, le gouvernement annule la hausse, mais le mouvement met en avant d'autres revendications, bien plus larges : revitalisation de la démocratie via le référendum d'initiative citoyenne, hausse du pouvoir d'achat, lutte contre l'injustice fiscale.

  • COLÈRE ET CHAOS • Au premier jour de mobilisation, le 17 novembre, ce sont 282.000 personnes qui sont dans les rues, selon les chiffres ministériels. Un chiffre qui s'affaissera progressivement, sans que le mouvement ne s'éteigne. Les scènes de violences, qu'elles viennent des policiers ou de manifestants, se multiplient, semaine après semaine. Pour autant, malgré cinq mois de mouvement, le soutien aux Gilets jaunes est toujours présent en avril et des manifestants continuent de se mobiliser, acte après acte, chaque samedi.

  • LA RÉPONSE DE MACRON • Après avoir cédé sur la hausse de la taxe sur les carburants, l'exécutif propose un plan favorisant le pouvoir d'achat, par des baisses de prélèvement et des hausses de prestations sociales, de 10 milliards d'euros. Insuffisant ou trop tardif, il ne calme pas les ardeurs. Le Grand débat national lancé le 15 janvier y parviendra-t-il ? Emmanuel Macron doit annoncer des mesures concrètes dans un discours télévisé lundi 15 avril à 20h.

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