La colère des Gilets jaunes

La colère des Gilets jaunes

  • EXPLOSION AUTOMNALE • Conjoncture et hausse de la taxe carbone : ce sont les premières raisons qui ont poussé Gilets jaunes sur les rond-points et dans les rues en novembre 2018. Après deux semaines, le gouvernement annule la hausse, mais le mouvement met en avant d'autres revendications, bien plus larges : revitalisation de la démocratie via le référendum d'initiative citoyenne, hausse du pouvoir d'achat, lutte contre l'injustice fiscale.

  • COLÈRE ET CHAOS • Après plusieurs samedis mobilisant des centaines de milliers de personnes, le chiffre s'affaisse progressivement, sans que le mouvement ne s'éteigne. A la structuration politique d'un mouvement sans référence syndicale ou partisane, s'ajoute une contestation empreinte de violence, tant dans la mobilisation que dans la réponse policière. En témoigne, par exemple, le nombre de blessés, qui s'élève, tous rangs confondus, à plus de 4400 selon un chiffrage, début octobre 2019, du ministère de l'Intérieur.

  • UN AN APRÈS, OÙ EN EST-ON ? • Après quelques semaines de mobilisation, propose un plan pour le pouvoir d'achat, par des baisses d'impôts et des hausses de prestations sociales. Insuffisant ou trop tardif, il ne calme pas les ardeurs. Un Grand débat national lancé le 15 janvier, verra l'exécutif parcourir le territoire et en tirer des conclusions à l'unisson de son programme présidentiel, en avril. Début novembre, alors que la colère sociale, liée à la réforme des retraites, reste présente, les Gilets jaunes toujours mobilisés appellent à rejoindre la grève du 5 décembre.

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