La crise à Alstom Belfort

La crise à Alstom Belfort

  • ANNONCE CHOC  • Mercredi 7 septembre, Alstom annonce qu’il ne construira plus de trains sur le site de Belfort dès 2018. Une décision justifiée par la baisse des commandes, selon le constructeur. Plus de 400 emplois sont concernés. De quoi pousser les syndicats de l'usine à la grève, ont-ils annoncé mercredi 14 septembre

  • COLÈRE DU GOUVERNEMENT  • Pris de court, l’exécutif n'apprécie pas. Ségolène Royal évoque des "annonces brutales et très étonnantes", Manuel Valls juge le procédé "inacceptable". Le PDG d’Alstom est aussitôt convoqué à Bercy. Au bout d'une journée tendue, le groupe finit par assurer qu'"aucune décision ne sera prise" avant la fin des discussions avec le gouvernement

  • L'ETAT EMBARRASSÉ  • François Hollande a estimé qu'il fallait "apporter des commandes" au groupe. C'est que l'Etat est actionnaire à 20% d'Alstom, et pèse sur son activité par le biais des commandes mais aussi des subventions qu'il lui accorde. A quelques mois de la présidentielle, sauver le site devient un enjeu crucial pour éviter un échec comparable à la fermeture des hauts fourneaux de Florange en 2013.

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