Lait infantile contaminé : Lactalis et la grande distribution face au scandale

Lait infantile contaminé : Lactalis et la grande distribution face au scandale

  • PRÉSENCE DE SALMONELLE • Le 2 décembre 2017, la Direction générale de la santé alerte le grand public sur des cas de salmonelle chez des nourrissons, à cause de lots de lait en poudre contaminés. L'autorité de surveillance Santé publique France a dénombré 35 bébés malades (les salmonelloses provoquant des intoxications alimentaires allant de la gastro-entérite bénigne à des infections plus graves) mais l'Association des familles de victimes évoque 200 enfants présentant des symptômes similaires à ceux de la salmonellose, dont 60 hospitalisés et 35 diagnostiqués.

  • LACTALIS AU CŒUR DU SCANDALE • Les marques de laits incriminés (Picot, Taranis et Milumel) sont toutes produites par le groupe français laitier et fromager Lactalis, leader mondial du secteur. Les centaines de lots contaminés, dont l'État a décidé le retrait massif de la vente, ont été fabriqués dans l'usine de Craon (Mayenne), mise à l'arrêt le 8 décembre. Scandale dans le scandale, le 3 janvier 2018, Le Canard Enchaîné révèle qu'une enquête interne avait conclu à la présence de salmonelles dès le mois d'août 2017, sans que Lactalis ne prenne de disposition.

  • LA GRANDE DISTRIBUTION ÉCLABOUSSÉE • Le 9 janvier, Leclerc avoue et s'excuse : du lait contaminé a continué à être vendu, malgré le retrait de ces produits. Dans la foulée, la plupart des autres grandes enseignes (Intermarché, Cora, Carrefour, Auchan, Casino...) font aussi leur mea-culpa, car elles ont elles aussi failli dans le rappel des laits infantiles contaminés. Le 11 janvier, Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture, parle d'un "dysfonctionnement majeur" dans cette affaire et le rapport de confiance entre la grande distribution et les consommateurs est entamé.

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