Ligue du Lol : révélations en cascade contre des cyberharceleurs

Ligue du Lol : révélations en cascade contre des cyberharceleurs

  • DIX ANS DE SILENCE • Après plusieurs années d'impunité et de dénonciation à demi-mots, leurs méfaits sont révélés. Une trentaine de membres d'un groupe Facebook privé, nommé la "Ligue du Lol", dont plusieurs journalistes parisiens, ont été accusés, dans un article de Libération, mettant en cause deux de ses journalistes, d'avoir procédé au harcèlement en ligne de nombreuses personnes, principalement des femmes, principalement des journalistes et des militantes, féministes

  • SOUS COUVERT D'HUMOUR • Créé par le journaliste web Vincent Glad, ce groupe s'était spécialisé, à la fin des années 2000 et au début des années 2010, sous prétexte d'humour douteux, dans le cyberharcèlement - en public, sur Twitter, ou sous couvert d'anonymat, ou par le biais de canulars ou de photomontages à connotation sexiste, antisémite, homophobe et raciste. La révélation de leurs agissements entraîne un enchaînement de témoignages d'une majorité de femmes témoignant de l'impact que ces nuisances ont eu sur leur vie.

  • "BOYS' CLUB" • Le scandale, qui entraîne la mise à pied ou le licenciement des principaux animateurs de ce groupe dans leur rédaction, interroge aussi sur la composition de ces mêmes entreprises de presse. Les personnes accusées de harcèlement ont principalement pu, par cooptation, occuper des postes prestigieux dans le métier de journalisme. Et on s'aperçoit que leurs victimes, elles, restent majoritairement dans la précarité. Un constat qui, selon le collectif de journalistes "Prenons la Une", doit amener les rédactions à prendre des mesures pour cesser de promouvoir "l'entre-soi entre hommes, blancs et hétérosexuels"