Réforme de la SNCF : bras de fer entre le gouvernement et les syndicats

Réforme de la SNCF : bras de fer entre le gouvernement et les syndicats

  • ANNONCES FRACASSANTES • Le 26 février 2018, Edouard Philippe, en s'appuyant sur le déjà controversé rapport Spinetta, a dévoilé les grands axes de la réforme que compte mettre en place le gouvernement. Et si le Premier ministre n'a pas repris les recommandations concernant les "petites lignes" déficitaires, il veut mettre fin au statut des cheminots pour les nouveaux embaucher, "examiner calmement" la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et, surtout, "aller vite", avec un vote avant l'été, et donc avoir recours aux ordonnances.

  • LES SYNDICATS EN COLÈRE • Déjà vent debout face aux recommandations du rapport Spinetta, les organisations syndicales ont très mal pris les annonces d'Edouard Philippe et surtout la méthode qu'il compte employer pour mettre en place cette réforme. La même que pour le vote de la loi Travail : un round de concertation limité dans le temps et l'usage d'ordonnances pour dépasser les points de blocages. CGT Cheminots, l'Unsa, Sud Rail la CFDT ont déjà annoncé la couleur, ils veulent "faire plier le gouvernement".

  • ROUNDS SUCCESSIFS • Une première journée de mobilisation a eu lieu le 22 mars avant une grève reconductible deux jours sur cinq à partir du 3 avril. Tout ceci fait évidemment craindre à tout le monde un épisode social dur, à l'image de celui qui avait paralysé le pays en 1995 et avait eu raison du "plan Juppé" sur les retraites et la Sécurité sociale. Reste à voir si les cheminots pourront élargir leur base (il y a 23 ans, public et privé avaient manifesté ensemble), d'autant qu'un sondage affirme qu'une large majorité des Français soutient la réforme.

Chronologie