Prix immobilier : quelle est votre marge de négociation ?

Même si les prix ne sont pas élastiques à l’infini, une négociation est toujours possible...

La reprise du marché immobilier concerne les biens à leur prix de marché. Quand un bien est surévalué, il est de bonne guerre de chercher à faire baisser son prix. Cinq, dix, quinze pour cent ... la décote que vous pourrez obtenir sera proportionnelle à sa surévaluation initiale et à l’empressement des vendeurs.

Un certain nombre d’indicateurs permettent de savoir si un bien est négociable.

Nos 6 conseils

1. Comparez le prix à celui de biens comparables, c’est-à-dire dont la qualité de construction et d’emplacement sont équivalentes.  Sauf situation particulière, un bien surévalué ne se vend pas. Si un agent immobilier vous demande de lui faire une proposition commerciale, c’est qu’il estime que le prix peut être revu à la baisse.  Face à un propriétaire, suggérez que l’appartement vous convient (ne le critiquez pas directement), mais indiquez qu’il est au-dessus de votre budget pour ouvrir la porte des négociations.

2. Montrez que votre profil est sérieux. La hantise des vendeurs, ce sont ces salves de visites qui n'aboutissent pas, faute d’acheteurs solvables. Or, qu’il s’agisse d’une mutation professionnelle, d’un divorce ou d’un nouvel achat financé par un crédit relais, certains vendeurs sont pressés. Devant un candidat crédible, certains accepteront de lâcher du lest pour boucler rapidement l’affaire.  Laissez le propriétaire faire la première proposition. Les faits montrent généralement que le premier qui parle est celui qui "perd". 

3. Demandez depuis combien de temps le bien est à la vente. Un trimestre constitue souvent une période durant laquelle les propriétaires testent le marché avec un prix d’appel. Au bout de 3 mois, ils acceptent d’en rabattre. Il alors est possible de demander une ristourne de + ou – 10%. 

4. Répertoriez les défauts du bien : desserte, vis-à-vis dérangeant, défaut d’agencement, exposition solaire limitée à un seul point cardinal, nuisances sonores : sans noircir le tableau à l’excès, faites le point sur ces talons d’Achille. 

Un manque de luminosité, un étage élevé sans ascenseur (partir du 3ème) peuvent vous valoir un rabais de 5 à 10%. Avec des travaux de rénovation importants, le prix peut s’alléger de 10 à 20%. En revanche, les travaux d’embellissement ne sont pas décisifs, car les nouveaux propriétaires font généralement refaire la déco avant de s’installer.

5 : Regardez le diagnostic de performance énergétique (DPE) du logement. il va de A (meilleure note) à G (pire des notes possibles). Au-delà de la classe E des dépenses supplémentaires seront à prévoir en terme de chauffage, d’eau chaude sanitaire, etc.  N’hésitez pas à le faire valoir en négociant le prix d’achat. 

6 : Ne vous pressez pas. Faites valoir d’autres biens que vous auriez en vue : la crainte de vous laisser filer poussera peut-être le vendeur à faire un geste. En dernier recours, faites une offre inférieure au prix proposé. Le vendeur pourra alors vous faire une contre-proposition éventuelle… ou la refusera tout net.