Immobilier : ce que proposent les 5 principaux candidats à la présidentielle

Immobilier : ce que proposent les 5 principaux candidats à la présidentielle

Bonnes ou mauvaises surprises, que vous réserve le volet immobilier des 5 principaux candidats, à la présidentielle ?

Abrogation de l’encadrement des loyers ou au contraire renforcement du dispositif, création d’un bail "mobilité professionnelle", imposition des hautes transactions immobilières, baisse ou suppression de la taxe d’habitation… Voici quelques-unes des mesures promises par les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle. Que réservent-ils aux locataires comme aux propriétaires ? La Chaîne Immobilière décortique pour vous les propositions phares des cinq favoris des sondages. A savoir dans l’ordre alphabétique : François Fillon (les Républicains), Benoit Hamon (Parti Socialiste), Emmanuel Macron (En marche !), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Marine le Pen (Front national).

François Fillon : abrogation de la loi Alur

S’il est élu, le candidat du parti Les Républicains propose notamment :

- de stabiliser les règles de la fiscalité sur le logement pour une durée de 5 ans ; 

- d’abroger la loi Alur et l'encadrement des loyers ; 

- de créer un bail homologué à loyer modéré disponible avec des avantages fiscaux proportionnels à la modicité des loyers (par exemple exonération de la taxe foncière sur 15 ans pour les loyers sociaux) ;

- de rééquilibrer les relations entre les bailleurs et les locataires en instaurant une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer (près de 3 ans aujourd’hui) en fonction de certaines contreparties ;

- de ramener de 30 à 22 ans le délai d'exonération des plus-values immobilières ;

- de créer un dispositif d’aide à l’investissement locatif, basé sur un amortissement de longue durée, sur une période de 20, 30, voire 40 ans ;

- de baisser le plafond de ressources permettant l’accès aux logements sociaux en couplant cette baisse avec une politique active de développement de logements intermédiaires ;

- d’instaurer un « surloyer » pour les locataires bénéficiant d’un logement social malgré un revenu plus élevé ;

- de renforcer l’open data publique pour une meilleure transparence sur les prix pratiqués et un meilleur accès à l’information sur le marché immobilier.

Benoit Hamon : renforcer l’encadrement des loyers

En cas de victoire, le candidat du Parti socialiste prend notamment l’engagement :

- de mobiliser les réserves foncières des collectivités et d’utiliser le levier des dotations versées aux collectivités pour assurer le respect des objectifs de construction de logements ; 

- d’aller vers la construction de 150.000 logements sociaux par an (dont 130.000 logements très sociaux). et d'édifier 60.000 logements sociaux pour les jeunes et les étudiants d’ici 2020 et d’adapter 150.000 logements pour le vieillissement de la population ; 

- de renforcer l’application de la loi SRU, d’augmenter les aides à la pierre par des crédits de l’Etat et par une contribution prélevée sur les transactions et les logements haut de gamme ;

- de renforcer l’encadrement des loyers dans les métropoles ;

- de créer une garantie universelle des loyers pour sécuriser locataires et propriétaires ;

- de mettre en place un bouclier énergétique garantissant que les ménages habitant les logements les moins isolés ne dépenseront pas plus de 10 % de leur revenu dans leur facture d’énergie ; 

- de consacrer 10 milliards d’euros au renouvellement urbain.

Emmanuel Macron : exonérer 4 Français sur 5 de taxe d’habitation

Si la majorité des électeurs se prononce en sa faveur, le candidat de "En marche !" promet notamment :

- que l’Etat consacrera 10 milliards par an pour payer la taxe d’habitation à la place de 4 Français sur 5 ;

- de construire plus de logements dans les zones les plus tendues ; 

- de faciliter l'accès au logement pour les jeunes et les actifs en mobilité avec la construction de 80.000 logements : 60.000 pour les étudiants et 20.000 pour les jeunes actifs ;

- de créer un bail "mobilité professionnelle" d’une durée de 3 mois à 1 an pour répondre aux besoins des actifs en mobilité temporaire (formation, période d'essai, stage) ;

- d’accroître la construction de logements sociaux pour répondre aux personnes qui peuvent très difficilement se loger dans le parc privé tout en maintenant la loi SRU (Loi Solidarité et Renouvellement Urbain) ;

- d’accélérer la rénovation énergétique des logements en réduisant de moitié le nombre de logements "passoires" dès 2022 ;

- de relancer le renouvellement urbain des quartiers prioritaires.

Jean-Luc Mélenchon : supprimer les aides fiscales à l’investissement immobilier

S’il est élu, le candidat de "La France insoumise" prend notamment les engagements suivants :

- interdire les expulsions locatives sans relogement ;

- construire 200.000 logements publics par an pendant 5 ans aux normes écologiques ;

- mettre en place une garantie universelle des loyers pour favoriser l'accès de tous au logement, par l'intermédiaire d'une caisse de solidarité alimentée par les bailleurs comme le demande la Confédération Nationale du Logement ;

- lancer un plan d'éradication du logement insalubre, de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux en renforçant les sanctions des communes trop faiblement dotées en parc social ;

- imposer les transactions immobilières de haut montant à travers une taxe progressive ; 

- soutenir les projets d'habitat participatif et coopératif ;

- supprimer les aides fiscales à l'investissement ; 

- augmenter la taxe sur les logements vacants (50% la première année, 100% à partir de la deuxième) ;

- supprimer la dégressivité de la fiscalité des plus-values foncières (ventes de terrain) ;

Marine le Pen : réduire de 10% les droits de mutation

Si elle est élue, la candidate du Front national, affirme qu’elle : 

- regroupera en un seul ministère l’aménagement du territoire, les transports et le logement ; 

- rééquilibrera la politique de la ville vers les zones désertifiées et rurales ;

- facilitera l’accès à la propriété en renforçant les dispositifs de prêts aidés et en améliorant les conditions de rachat par les locataires de leur logement social pour parvenir à 1 % du parc HLM vendu chaque année ; 

- réduira les droits de mutation de 10 % ;

- réduira les dépenses de logement des ménages grâce à un plan d’aide à la construction et à la réhabilitation des logements, par la baisse de la taxe d’habitation pour les plus modestes et le gel de son augmentation, et par la pérennisation des APL (suppression de la prise en compte du patrimoine dans leur calcul) ;

- créera une « Protection-Logement-Jeunes » en lançant un grand plan de construction de logements étudiants et en revalorisant de 25 % les APL pour les jeunes jusqu’à 27 ans dès la première année du quinquennat ;

- réservera prioritairement aux Français l’attribution d'un logement social, sans effet rétroactif en appliquant l’obligation de jouissance paisible sous peine de déchéance du bail ;

- rationalisera et simplifiera les normes d’urbanisme et de construction. 

En vidéo

VIDÉO - Présidentielle : le programme immobilier des candidats

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