Immobilier : quelles régions affichent les plus fortes hausses de prix au premier semestre ?

Immobilier : quelles régions affichent les plus fortes hausses de prix au premier semestre ?

AVEC
DirectLCI
Parmi les régions françaises où les prix immobiliers augmentent, l’Auvergne tire particulièrement bien son épingle du jeu.

Si le marché immobilier fait preuve d’un dynamisme soutenu depuis 3 ans, cette embellie n’est pas uniforme. Selon le rapport sur les transactions au 1er semestre 2017 réalisé par le réseau CENTURY 21, le prix au m² baisse dans 7 des anciennes régions, mais progresse dans 13 autres : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse- Normandie, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord et Picardie ainsi que dans le Poitou-Charentes.


Dans toutes les régions françaises - hormis PACA et Rhône-Alpes - le montant moyen d’une transaction est inférieur au montant de l’enveloppe de crédit disponible pour une mensualité de 1000 euros sur 20 ans. Si certains territoires sortent du lot, ce n’est donc pas seulement parce que les taux d’intérêt sont bas mais aussi parce que le tissu économique et les prix de marché permettent aux primo-accédants et aux investisseurs de passer à l’offensive.


C’est dans les régions réunissant ces ingrédients que la hausse des prix est la plus forte comme, par exemple en Basse-Normandie (+5,7%), en Aquitaine (+6,8%) en Auvergne (+7,3%) et dans le Centre (+ 9,9%).

Gros plan sur l’Auvergne

Dans ce quatuor gagnant, l’Auvergne mérite une attention toute particulière en raison du dynamisme de Clermont-Ferrand et de son agglomération. La capitale du Puy-de-Dôme, où le philosophe Blaise Pascal vit le jour en 1623, joue le rôle d’une locomotive régionale. Elle tracte les marchés immobiliers du Cantal et de l’Allier où la reprise est plus molle.


"A Clermont-Ferrand, le prix d’achat d’un bien immobilier est d’environ 125.000 euros contre 200.000 euros à l’échelon national", souligne Stéphane Roumé, qui dirige l'agence CENTURY 21 Roumé Immobilier située en centre-ville. "Combinés à la baisse des taux, ces tarifs permettent aux primo-accédants de se porter acquéreurs et aux vendeurs de se reloger sans difficulté, à l’exception de l’hyper-centre où l’offre n’est pas toujours au rendez-vous" poursuit l’agent immobilier.


Dans cette ville qui s’est surtout développée à partir de 1960 grâce à la présence de l’équipementier Michelin, l’essentiel de la demande se porte sur des 3 pièces ou, en périphérie, vers de petites maisons dont les prix tournent autour de 1300 à 2500 euros/m². Sur le quartier du Plateau, très recherché, où les immeubles anciens sont rares, les prix grimpent jusqu’à 3000 euros/m² pour de beaux appartements familiaux se vendant au compte-gouttes. A quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, les prix baissent même si certaines propriétés de prestige, équipées d’une piscine, peuvent se négocier de 800.000 à 1 million d’euros.


"Tous marchés confondus, la reprise économique occasionne un léger décalage entre l’offre et la demande locale, reprend Stéphane Roumé. Mais il faut garder la tête froide : si une hausse de 7% se traduit par des dizaines de milliers d’euros à Paris, ici elle fait simplement grimper la valeur d’un bien standard de 5 à 7000 euros !".


L’évolution du marché d’ici à la fin 2017 ? Si les vendeurs ne sont pas trop gourmands, la "très noble cité arverne", selon l’adage municipal, devrait terminer l’année avec des prix en hausse de 7 à 8% estime Stéphane Roumé. 

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