3 bonnes raisons de regarder "Les jobs en or de la République"

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DOCUMENTAIRE – Parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder à la télévision, "La Médiasphère" a sélectionné pour vous le programme du jour. Aujourd’hui : " Les jobs en or de la République" à 23 h 20 sur France 3.

Des millions dépensés pour faire plaisir aux copains. "Pièces à conviction" fait sa rentrée sur France 3 mercredi 21 septembre avec un documentaire édifiant et exaspérant sur les "Jobs en or de la république", présenté par Virna Sacchi qui succède à Patricia Loison. 

3 bonnes raisons de regarder "Les jobs en or de la République"

  • 1Parce qu’on découvre l’existence de portes dérobées

    Pendant que certains galèrent à passer les concours de la fonction publique, d’autres attendent tranquillement d’être nommés en conseil des ministres. A la clé : des postes à la cour des comptes, au conseil d’Etat ou dans les préfectures. Dans le documentaire "Les jobs en or de la République", on découvre par exemple que 20% des hauts fonctionnaires sont nommés par les politiques. Officiellement, leur nomination sert à assurer la diversité des profils. Mais aujourd’hui, même Jean-Pierre Chevènement, à l’origine de ce système mis en place en 1984, dénonce la méthode : "Pour service rendu, on donne à des gens qui sont inégalement compétents la charge d’exercer des responsabilités ".
  • 2Parce que de Président en Président, rien ne change

    La cour des comptes a beau tirer la sonnette d’alarme, le nombre de préfets ne cesse d’augmenter depuis 30 ans. Et pour cause, tous les présidents de la République, de François Mitterrand à François Hollande, et tous les Premiers ministres y sont allés de leurs nominations. Résultat : sur 250 préfets seuls 127 sont affectés à un poste territorial. "Il y a plus de préfets que de postes à pourvoir", reconnaît Claude Guéant. Ce qui n’empêche pas ces hauts fonctionnaires de toucher entre 6000 et 12000 euros par mois, sans compter une retraite mensuelle de 4000 euros assurée. Titularisés au bout de deux ans de fonction, les préfets sont ensuite indéboulonnables.
  • 3Parce qu’on découvre des situations ubuesques

    Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction du pays, regroupe 300 hauts fonctionnaires spécialisés en droit administratif. Parmi eux : un tiers ont été nommé par des politiques. Si le documentaire s’interroge ainsi sur l’impartialité de Jeanette Bougrab ou d’Arno Klarsfeld, nommés par Nicolas Sarkozy, il pointe également du doigt le manque d’expérience en droit d’autres. Quid, en effet, d’Henri Loyrette, ancien président du musée du Louvre, nommé par François Hollande ? Même constat au Conseil économique, social et environnemental, qui regroupe 233 conseillers, issus de la société civile, en charge d’émettre des rapports censés éclairer le gouvernement, le Sénat et l’Assemblée nationale. On y trouve, par exemple, le rappeur Rost dont le morceau "L’avenir c’est nous" a rythmé la dernière campagne de François Hollande. Pour ces heureux nommés : la garantie de toucher pendant 5 ans 3200 euros nets par mois pour siéger une fois par semaine.

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