3 bonnes raisons de regarder "Trafic d’art, le grand marchandage" sur Arte

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DOCUMENTAIRE – Parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder à la télévision, "La Médiasphère" a sélectionné pour vous le programme du jour. Aujourd’hui : "Trafic d’art, le grand marchandage", à 20 h 55 sur Arte.

Après le trafic de drogue et celui des armes, le trafic d’œuvres d’art volées est le troisième plus lucratif au monde. Très instructif, le documentaire Trafic d’art, le grand marchandage diffusé ce soir sur Arte permet de mieux cerner les acteurs et l’articulation de ce commerce illégal. 

  • 1Parce qu’on découvre un système complexe

    Le circuit emprunté par les œuvres d’art volées est de plus en plus complexe. Issues de fouilles clandestines menées dans des tombes aussi bien en Italie qu’en Syrie, les antiquités sont d’abord vendues à un intermédiaire régional. Il les transporte à l’étranger et les confie ensuite à un intermédiaire international, premier maillon de la chaîne légale. Ce dernier lance l’opération de blanchiment pour masquer la vraie origine de l’œuvre. Pour ce faire, il peut l’inscrire dans une collection ancienne grâce à de faux papiers ou la vendre et la racheter à une maison de vente conciliante qui va fournir un certificat de transaction prouvant l’origine du bien. Il ne reste plus qu’à trouver un acquéreur, galerie ou musée.
  • 2Parce qu’il ne s’agit pas que de culture

    Au-delà de l’aspect culturel, la lutte contre le trafic d’art est devenue une priorité sécuritaire. Après avoir pillé les musées nationaux en Irak et plusieurs sites archéologiques, dont récemment celui de Palmyre, l’Etat islamique finance une partie de ses activités via le trafic d’antiquités. Si certains objets sont enterrés avant de pouvoir être revendus, d’autres prennent la route de Gaziantep, en Turquie, plaque tournante de ce commerce. A l’instar des diamants de sang, on parle aujourd’hui d’antiquité du sang.
  • 3Parce qu’il vaut mieux être averti des risques encourus

    Clou en argile en provenance d’Irak, palette à fard égyptienne… en quelques clics on peut acheter une antiquité sur Internet. Ces dernières années le nombre de sites proposant des objets archéologiques a été multiplié par 100. Sans parler des particuliers qui mettent en vente des objets sur le Bon Coin ou eBay. Ces ventes se font au risque et péril des acheteurs qui peuvent être contrôlés par le service des douanes. A la clé : la confiscation des biens dont la provenance légale n’est pas établie par document et une condamnation pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison.

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