30 ans après, Canal+ est-elle toujours Canal+ ?

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ANALYSE – 30 ans déjà ! Alors que Canal+ fête ce mardi son anniversaire, elle a bien changé en trois décennie. Créative et irrévérencieuse à ses débuts, fait-elle encore partie des meilleures chaînes du PAF ?

Oui, parce que c'est encore une pépinière de talents
Lancée le 4 novembre 1984, Canal+ a permis à une multitude de talents de se faire remarquer. Qu'ils aient été animateurs, comiques ou même Miss Météo, leur passage chez Canal+ a été un véritable tremplin à l'image d'Alain Chabat, Antoine de Caunes, José Garcia, Les Deschiens, Axelle Laffont ou encore Les Robins des bois. Aujourd'hui encore, Canal+ fait office de pépinière de talents avec Omar et Fred, Bref, Camille Cottin alias Connasse , Nora Hamzaoui, Louis Bourgoin et bien d'autres encore.

Non, parce que le ciné et le foot, il y en a désormais ailleurs
A l'époque de son lancement, pour voir des matchs de foot du championnat de France de première division, il fallait absolument être abonné à Canal. Aujourd'hui, si la chaîne cryptée en détient encore une bonne partie, elle n'a plus le monopole. Idem pour le cinéma, que l'on trouve en abondance sur les chaînes du câble et du satellite. Sans parler du streaming et du téléchargement illégal.

Oui, parce qu'il y a encore des super programmes 
Malgré une concurrence accrue, Canal+ propose encore des programmes de qualité. A commencer par les séries américaines (Homeland, House of Cards, Scandal...) mais surtout les créations originales comme Borgia, Maison Close, Les Revenants ou encore Workingirls , qui n'ont rien à envier aux superproductions hollywoodiennes. Sans oublier les documentaires de qualité ou les magazines de décryptage comme Le Tube ou L'effet papillon qui propose un regard acerbe et décalé sur l'actualité.

Non, parce que Le Grand journal, n'est plus ce qu'il était
Sans sombrer dans le "c'était mieux avant", force est de constater que Le Grand journal n'a plus rien à voir avec le Nulle part ailleurs qui a bercé notre jeunesse. En perte de vitesse depuis quelques années, le rendez-vous d'Antoine de Caunes ressemble trop souvent à un exercice de promo géant. Finie les interviews décalées et les séquences de déconnade. Désormais pour se marrer, il faut se rabattre sur Le Petit Journal.

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