5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Coluche

TÉLÉ
MYTHIQUE - Le temps passe et l’aura de Coluche reste intacte. A l’aube du trentième anniversaire de sa mort, les émissions consacrées au fondateur des Restos du Cœur se multiplient. Alors que Paris Première diffusera Coluche fait son cinéma le 14 juin, France 3 prend les devants dès ce jeudi soir avec "Coluche : le bouffon devenu roi", suivi du classique "Tchao Pantin" qui lui a valu un César. metronews en profite pour vous livrer quelques anecdotes sur l’Histoire d’un mec que (presque) tout le monde connait.

► Il a touché à tout
Avant d’embrasser définitivement sa carrière d’artiste et d’affoler les zygomatiques de France et de Navarre, Michel Colucci, alias Coluche, multiplie les petits boulots à Paris, sa ville natale. Il bricole, s’essaie aux sports mécaniques, officie chez un fleuriste de l’île de la Cité, rejoint le 60ème régiment de l’infanterie de Lons-le-Saunier, entonne des chansons de Boris Vian ou Georges Brassens aux terrasses de café, assure la plonge dans un resto ou fait régisseur et barman dans un cabaret de la rue Descartes. Le tout, sans jamais perdre de vue ses rêves de scène.

► Il a connu un sacré Pygmalion
"Tous mes artistes étaient inconnus", lance Paul Lederman en mars 2015 sur France Info. Le producteur français, aujourd’hui âgé de 76 ans, peut se targuer d’avoir mis en orbite Claude François et produit notamment Mike Brant, Hervé Vilard, Renaud, Thierry le Luron ou Christophe. Coluche a fait partie des talents pour lesquels il a succombé. Depuis la mort accidentelle de l’artiste en 1986, le manitou du spectacle est l’acteur d’une interminable guerre judiciaire qui l’oppose aux fils de Coluche, Romain et Marius Colucci ainsi que leur mère Véronique Colucci.

► Il a électrisé le box-office
Au-delà de ses sketches à succès, dont le fameux Schmilblick, Coluche a squatté joyeusement le grand écran. Et avec succès ! Peu d’acteurs peuvent en effet revendiquer autour de 25 millions de spectateurs au cinéma. C’est le nombre (impressionnant) d’aficionados qu’il a fait converger vers les salles obscures tout au long de sa carrière. Entre L’aile ou la Cuisse (5,8 millions), Inspecteur la bavure (3,6 millions), Deux heures moins le quart avant J.C. (4,6 millions) ou Le maître d’école (3 millions), le créateur des Restos du Cœur a marqué les esprits (et les générations).

► Il était mécontent après Tchao Pantin
En 1983, Claude Berri le dirige dans Tchao Pantin et lui offre un virage artistique à 180 degrés. Le titre de ce long-métrage est d’ailleurs utilisé jusqu’à aujourd’hui pour qualifier un changement de registre radical chez un acteur. Longtemps cantonné aux rires, le comédien, alors mal en point pendant le tournage, y brille sous les traits d’un pompiste de nuit dépressif et porté sur la bouteille. "Ces cons-là m'ont filé un César pour mon interprétation (…) alors que je n'ai strictement rien fait. On m'a juste filmé dans ma déprime", confiera-t-il à Gérard Lanvin.

► Partout, il a donné son nom
A l’instar de n’importe quel ancien président de la République, son nom résonne de ville en ville. Outre la Place Coluche, située à côté de la maison où il a vécu, près du parc Montsouris à Paris, une myriade d’établissements perpétue sa mémoire. En vrac : le cinéma Le Coluche à Istres, la Maison Michel-Colucci à Arras, Le petit théâtre Coluche de Marmande ou l’école Coluche à Val-de-Reuil. Ce n’est pas tout ! Non content d’avoir une rose à son nom dont on peut humer le parfum au Parc du Thabor (Rennes), deux statues le représentent : l’une au Vigan, l’autre à Montrouge, place de la Libération.

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